Goma : Pas de transport public ce lundi après la décision du maire sur le prix à payer pour la peinture des véhicules
La ville de Goma n’aura pas son climat habituel ce lundi 10 janvier 2022. Suite au non-consensus entre les chauffeurs de taxi et le maire de Goma sur le prix à payer pour la peinture jaune à mettre sur tous les taxis de la ville.
C’est après les rencontres qui ont eu lieu entre le Maire de Goma et les responsables des associations des chauffeurs pour trouver un compromis sur la décision de l’autorité urbaine, exigeant la peinture jaune à chaque véhicule en contrepartie de 175$ à payer obligatoirement.
Ces rencontres ont malheureusement accouché d’une souris, ce qui fait que l’appel à la journée sans transport public lancé par le Coordonnateur de la Véranda Mutsanga Goma soit maintenu par les chauffeurs.
Pour les initiateurs de cette grève, si pour peindre un véhicule il faut payer 175$ à la mairie obligatoirement, cela équivaudrait à verser à la mairie les recettes de 7 jours.
« C’est-à-dire 7 jours sans manger ni payer les frais scolaires des enfants, ni subvenir aux besoins des ménages car les chauffeurs de Goma reçoivent 50.000fc par jour » s’est indigné un activiste de la Veranda Mutsanga qui s’est confié à www.congorassure.cd.
Celui-ci demande à l’autorité d’imiter l’Ouganda, la Tanzanie et d’autres pays qui utilisent les bandelettes si au moins l’objectif n’est pas de rançonner la population qui compatit toujours. Selon lui, « peindre un véhicule entier, n’a rien à voir avec la sécurité de la ville ».
La Véranda Mutsanga dit encourager les autorités à accepter qu’elles ont été mal conseillées et à revenir à la raison pour la question de la paix sociale et de l’ordre dans la ville de Goma.
Aussi, selon les initiateurs de cette grève, ils ne comprennent pas comment le maire peut exiger la peinture jaune à tout véhicule de transport public au motif d’un contrôle de ce dernier, puis à la charge du propriétaire.
La décision du maire policier a été mal accueillie par les acteurs travaillant dans les transports publics, ils disent maintenir leur grève pour ce lundi 10 janvier. Par ailleurs, le maire de la ville dit avoir pris les mesures nécessaires pour que la journée de ce lundi 10 janvier, jour de la grève, ne soit pas perturbée.
Emmanuel MWENE, GOMA