Arrestation de Salim Rashid Mohamed : DYFEGOU met en garde contre toute tentative d’évasion et de libération
Dans un communiqué de presse publié mardi, la Dynamique des Femmes pour la Bonne Gouvernance (DYFEGOU) réitère sa mise en garde concernant la libération du sujet tanzanien présenté publiquement comme un collaborateur des terroristes des Forces Démocratiques Alliées (ADF).
L’organisation a déclaré que ses enquêtes ont révélé que le sujet tanzanien avait été libéré contre le paiement de 80 000 dollars américains et de ses lunettes infrarouges.
« Les officiers impliqués dans cet acte d’injustice répréhensible sont le commandant du secteur opérationnel Sokola 1 Grand Nord-Kivu et son officier de renseignement », peut-on lire dans le communiqué.
Par ailleurs, DYFEGOU se félicite de l’arrestation de Salim Rashid Mohamed par les Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) le vendredi 28 janvier 2022. Rashid Mohamed qui est soupçonné d’être le responsable de la propagande et l’informaticien des ADF, a été intercepté dans le village de Kazaroho, groupement Batangi-Mbau, dans le territoire de Beni.
Cette organisation recommande aux services de sécurité de placer ce sujet dans des lieux hautement sécurisés afin d’empêcher sa fuite ou sa libération. Enfin, DYFEGOU met en garde contre toute tentative de libération ou d’évasion de ce jeune homme, présenté comme un membre des ADF.
Réagissant à ce communiqué, le porte-parole de l’armée dans les opérations Sokola 1 a appelé la numéro un de DYFEGOU, Rose Kahambu Tuombeane, à s’occuper de politique et non de défense et de sécurité, car elle ne maîtrise pas les tenants et aboutissants.
Le militaire qui indique que les FARDC n’ont pas de comptes à lui rendre, explique qu’elle ne doit pas s’amuser à accuser des officiers qui se sacrifient pour une cause. “Ce n’est pas en accusant les autorités militaires et le gouverneur militaire qu’on peut être élu demain. Si elle veut connaître le sort du Tanzanien, qu’elle aille à Kinshasa. Elle le trouvera avec le Kenyan Salim, le Jordanien Hytham et d’autres leaders ADF qu’elle ne soupçonne même pas d’être arrêtés”
Pour Antony Mwalushay elle n’est pas plus nationaliste que les officiers qu’elle veut discréditer et les milliers de soldats qui sont déjà tombés au combat et ont été engloutis par le sol de Beni. « Ses accusations sans fondement sont très suspectes. Pour qui roule-t-elle ?[…] Il y a quelque chose de caché derrière elle », a-t-il commenté.