NORD-KIVU : Les élus de Beni appelés à se présenter dans leur base avant le 7 Février
Dans un communiqué officiel rendu public le jeudi , la synergie des mouvements citoyens et des groupes de pression exigent la présence de tous les élus nationaux et provinciaux de la ville et du territoire de Beni pour dans cette ville au plus tard le lundi 7 février 2022.
Dans sa déclaration, la synergie des mouvements citoyens et groupes de pression dresse un tableau sombre de la situation sécuritaire globale dans la région de Beni : «Chaque année depuis 2014, plus de 1000 congolais sont tués à Beni et en Ituri par les rebelles ADF et autres groupes armés. »
Abordant le point relatif à l’état de siège, le même document révèle « qu’en huit mois seulement, au moins 2 000 civils, dont des femmes et des enfants, ont été exécutés au Nord-Kivu et en Ituri par les rebelles ADF. Sans parler du banditisme urbain, qui a atteint son apogée dans plusieurs villes du Nord-Kivu »,précise le document.
Tout en condamnant la multiplication des cas d’oppression et de restriction des libertés dans le cadre de l’état de siège, la synergie des mouvements citoyens et des groupes de pression exige la présence de tous les députés nationaux et provinciaux élus de Beni.
Pour ces mouvements de jeunes, « il est urgent que les représentants de la population de la ville et du territoire de Beni regagnent leurs bases respectives afin qu’ils puissent prendre conscience de la situation ».
« Tous les députés sont appelés à venir à Beni au plus tard le lundi 7 février, où ils rencontreront toutes les couches de la jeunesse de Beni au stade de football situé dans le quartier Kangaimbi à 15 heures », indique le communiqué, qui précise que le député qui ne répondra pas à l’appel est sommé de rester définitivement à Goma ou à Kinshasa car il aura boycotté l’invitation des électeurs.
Rappelons que le 24 janvier dernier, la synergie des mouvements citoyens et des groupes de pression a relancé une série de manifestations à Beni pour décrier la persistance de l’insécurité et exiger la levée de l’état de siège, une mesure jugée inefficace face à l’insécurité.