MASISI : Plusieurs maisons incendiées à Nzulo, le CTJ menace de poursuivre les auteurs de ces actes
La population en colère est descendue tôt dans la matinée du lundi 28 février 2022 sur la route nationale n°2 à l’entrée du village de Nzulo dans groupement Kamuronza, en territoire de Masisi (Nord-Kivu).
Cette psychose fait suite aux accusations de la population à l’endroit des écogardes de l’Institut National de Conservation de la Nature (ICCN) qu’elle accuse d’être les auteurs de l’incendie des maisons de la population construites sur des parcelles qu’ils considèrent comme les leurs.
Le Conseil Territorial de la Jeunesse de Masisi, qui qualifie cet acte de violation grave des droits de l’homme orchestrée contre la population, indique avoir gagné le procès contre l’État congolais sur la question de ces terres.
« Le Conseil Territorial des Jeunes de Masisi (CTJ) condamne une grave violation des droits de l’homme dont vient d’être victime la population de Nzulo caractérisée par un incendie des maisons des communautés bâties sur 1110 hectares que cette population a gagné en procès contre la République et dont l’installation sanctionnée par un procès verbal a eu lieu, cette violation se trouve au centre des vives tensions sur la route Sake-Goma » a déclaré Lwambo Mupfuni, président du CTJ de Masisi.
Cette structure de la jeunesse, qui appelle l’ICCN à respecter les autorités judiciaires du pays, recommande la non-violence à la population de Nzulo.
« La CTJ Masisi appelle l’ICCN à respecter les autorités judiciaires de la RDC car elle est elle-même une institution de la RDC et lui recommande d’utiliser les voies légales dans cette affaire, la Jeunesse de Masisi appelle à la solidarité avec la population de Nzulo qui est victime et recommande la non-violence car le droit à cette terre est déjà le nôtre », poursuit cette structure de jeunesse.
Avant de rassurer que : « Nzulo n’a jamais fait partie intégrante du Parc mais plutôt la terre des communautés locales, une plainte de la population sera déposée par la suite car nous ne pouvons pas pardonner cela. »
Cette situation est à la base de certaines contradictions depuis quelques jours à Nzulo. La population riveraine est convaincue d’avoir récupéré 1110 hectares de ses terres dans les environs du Parc des Virunga, alors que l’ICCN affirme que cette portion de terre fait partie intégrante du PNVI.