“Il n’appartient pas au président de l’Assemblée Nationale de mettre en œuvre les recommandations sur l’état de siège” Jacques N’Djoli
Le premier vice-président de la commission de la défense et de la sécurité de l’Assemblée nationale Jacques N’Djoli, à l’issue de l’audition au cabinet du président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso N’Kodia Pwanga, a fait la lumière sur la mise en œuvre de leurs recommandations.
Pour lui, “il n’appartient pas au président de l’Assemblée nationale de mettre en œuvre ces recommandations”.
Cette précision, est une réponse donnée au député Gratien de Saint Nicolas Iracan, qui a initié une pétition contre le président de l’Assemblée nationale Christophe Mboso pour non application des résolutions de la commission défense et sécurité sur l’état de siège.
Le député Jacques N’Djoli a déclaré que la question de l’état de siège, en ce qui concerne l’Assemblée nationale, sa « Commission défense et sécurité a travaillé pendant plus de deux mois pour écouter tous les acteurs qui sont impliqués dans la mise en œuvre de l’état de siège. Après évaluation, nous avons soumis nos conclusions à la plénière et des recommandations ont été faites au gouvernement. Il n’appartient donc pas au président de l’Assemblée nationale de mettre en œuvre ces recommandations qui ont été faites à l’exécutif, conformément aux exigences de la Constitution », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, a-t-il poursuivi, « la commission ne s’est pas arrêtée là, elle a accompagné le gouvernement sur le terrain dans les deux provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Après les évaluations sur le terrain, nous avons fait des recommandations ».
Au groupe de ceux qui veulent à tout prix obtenir la tête de l’honorable président de l’Assemblée nationale, le député a recommandé ceci : « Il faut éviter la surenchère et la récupération politique sur des questions aussi graves que la survie de la nation ».
Sans aucune pression ni considération, ce point a été discuté avec le président Mboso pour voir comment l’assemblée nationale va aborder ces questions lors de la session de mars. Et comme elle a fait des recommandations adoptées par la plénière, la commission dit entendre rencontrer l’exécutif afin de faire le point sur la mise en œuvre de ces recommandations au niveau technique.