Visés également par les rebelles, les volontaires de la Croix-Rouge n’arrivent plus à enterrer les corps de toutes les victimes en Ituri
Les forces négatives opérant dans la partie orientale de la RD Congo, et plus particulièrement celles de la CODECO (Coopérative pour le Développement du Congo), sont de plus en plus connues pour leurs violentes attaques contre les civils et les travailleurs humanitaires dans la province de l’Ituri.
Cette situation déplorable est reconnue par les Nations Unies et les autorités congolaises, qui indiquent qu’elles mettent tout en œuvre pour venir à bout de cette insécurité cyclique, qui a déjà fait des milliers de victimes, parmi lesquelles figurent aussi des agents des organisations non gouvernementales nationales et internationales.
Face aux multiples attaques contre les convois et les équipes humanitaires sur le terrain, le Comité international de la Croix-Rouge lance l’alerte. Pour l’organisme international, il est temps que toutes les parties impliquées dans ce conflit comprennent l’importance cruciale du respect du droit international humanitaire.
Ainsi, à travers sa campagne sur l’accès humanitaire dans la province de l’Ituri, l’organisation, qui a décidé de donner l’occasion aux personnes déplacées de s’exprimer, espère que les choses vont évoluer dans le bon sens.
Voici le troisième témoignage (vidéo) d’une longue série qui a débuté il y a de cela quelques semaines :
« Je suis une habitante de la chefferie Walese Vokuntu à Idohu. Nous apprenons que des gens sont tués par ici, et que des corps en décomposition sont laissés le long de la route… En grandissant, nous avons appris de nos parents que, même pendant la guerre, les volontaires de la Croix-Rouge et le personnel médical ne pouvaient pas être tués… Mais aujourd’hui, la façon dont la guerre est menée est très surprenante. Dans notre contexte, il devient difficile pour un volontaire de la Croix-Rouge d’aller enterrer les corps des victimes en décomposition. Je crois que tout le monde s’inquiète pour sa vie. »