En Ituri, les déplacés plaident pour le retour de la paix afin de permettre aux humanitaires de faire leur travail (CICR)
La province de l’Ituri, dans l’est de la République démocratique du Congo, est l’une des régions du pays où le nombre de personnes déplacées est très élevé.
Sur place, rien ne va. La situation des centaines de milliers de personnes déplacées déjà répertoriées est très alarmante. Et pour cause, la situation sécuritaire se dégrade davantage de jour en jour, ce qui ne permet pas aux humanitaires de porter assistance aux nécessiteux qui ont été contraints de fuir.
Cette situation inquiète au plus haut point le monde humanitaire. Celui-ci lance depuis peu des appels aux décideurs pour que les solutions pérennes à l’insécurité qui décime cette partie soient trouvées, tout en rappelant aux rebelles l’importance de laisser les travailleurs humanitaires faire leur travail.
Interrogés de leur côté sur cette situation, les déplacés, qui sont manifestement les premières victimes de cette situation, plaident pour un retour à la paix afin que les humanitaires puissent soulager tant soit peu leurs souffrances en leur apportant une assistance.
Voici le quatrième témoignage dans le cadre de la campagne du CICR sur l’accès humanitaire en ITURI :
“Je suis un habitant de Boga, dans le territoire d’Irumu. J’ai quitté ma maison depuis le mois de mai 2021, jusqu’à ces jours-ci…Nous avions nos champs, bien qu’un peu loin. Mais, maintenant, nous les cultivons dans des agglomérations. Au moment de la récolte, comme il n’y a pas encore de paix, les hommes armés pillent tout. Depuis que nous sommes arrivés à ces jours, aucune organisation n’est venue nous aider. Les humanitaires ne peuvent pas travailler là où il n’y a pas de paix. Il est souhaitable que la paix revienne pour que les humanitaires puissent nous aider, notamment en nourriture pour nous sortir de la famine”.