« Comme la guerre persiste dans notre région, les humanitaires ne savent plus comment nous apporter des médicaments » : témoignage d’un déplacé de l’Ituri (CICR)
La situation sécuritaire dans la province de l’Ituri reste précaire. En conséquent, les travailleurs humanitaires, qui sont malheureusement aussi dans la ligne de mire des combattants rebelles, ne peuvent pas acheminer dans certaines zones l’aide d’urgence, notamment les médicaments.
Ceux qui souffrent particulièrement de ce manque de médicaments sont les personnes déplacées et les habitants des zones où règne l’insécurité. Exaspérés par cette situation, ils ont décidé de se mobiliser et de faire entendre leur voix pour rappeler le rôle central que joue les organisations humanitaires dans leurs régions.
Dans le cadre de la campagne du CICR sur l’accès humanitaire dans la province meurtrie d’Ituri dans le nord-est de la RDC, les témoignages très révélateurs de la situation chaotique sur le terrain se succèdent. Le dernier en date est celui d’une personne déplacée qui se plaint de la qualité des soins qu’ils reçoivent sur place suite à l’insécurité persistante qui ne permet pas aux médecins, et encore moins aux humanitaires, de faire correctement leur travail.
« J’ai voyagé depuis Glupka, dans la chefferie de Bahema Nord, en territoire de Djugu. Des travailleurs humanitaires nous aidaient. Ils nous aidaient aussi avec des médicaments. Mais, comme la guerre persiste dans notre région, nous constatons qu’il y a une absence totale de médicaments dans notre site. Les médecins n’arrivent qu’avant midi. Ils ne soignent que pendant deux ou trois heures. Ils repartent. Si vous tombez malade la nuit, il n’y a pas de soins. Qu’ils donnent un accès libre aux humanitaires pour que toute assistance soit possible. »