Lubumbashi : spoliation d’un espace public, Jacques Kyabula instruit le maire a.i de remettre la SNCC dans ses droits
Le gouverneur du Haut-Katanga a instruit le maire intérimaire de Lubumbashi de remettre la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) dans ses droits, la commissaire provinciale aux affaires foncières Laurianne Kalombo Mwewa assure que l’entrepôt de plus de 1000 mètres construit sur l’avenue des cimetières, quartier Bel air, Commune de Kampemba, se trouve dans le domaine public de l’Etat, son propriétaire « ne disposant d’aucun document ».
Cet espace a été visité le lundi 28 mars par Jacques Kyabula Katwe aux côtés du président de l’organe délibérant du Haut-Katanga, Michel Katebe, du maire intérimaire et la commissaire provinciale aux affaires foncières. « La délégation de l’autorité provinciale a constaté que le propriétaire, Musonda Mangi, qui a été interpellé à plusieurs reprises par les autorités compétentes, construit illégalement sur celui-ci alors qu’il appartient à la SNCC », a déclaré Laurianne Kalombo.
« Nous avons examiné tous les rapports émis par les services techniques, et après plusieurs observations et une visite sur le site, nous nous sommes rendu compte que l’homme n’avait aucun document. C’est pour cette raison que nous avons été instruits par l’autorité provinciale de rétablir la SNCC dans ses droits », a-t-elle précisé.
Face à ce cas, un avocat contacté par la rédaction s’est demandé si un bâtiment en état d’achèvement pouvait ne pas avoir de document ou de permis de construire. Or, compte tenu de l’état d’édification des murs, qui sont en phase d’installation de l’ossature métallique et de la date de la descente physique du gouverneur. « Comment le propriétaire a-t-il obtenu tacitement ou expressément le permis de construire auprès du service de l’urbanisme ? » s’est interrogé cet homme de loi.
En attendant la suite du dossier, le certificat de construction aurait été un argument essentiel pour trouver les probables complices dans cette affaire, malheureusement, le propriétaire du bâtiment, Musonda Mangi, reste introuvable.