Des anciens collaborateurs de François Beya déplorent les mauvais traitements dont ils font l’objet, dont la privation de salaire
Au Directeur de Cabinet du Chef de l’Etat, les anciens collaborateurs de François Beya, ont exprimé dans une correspondance du 30 Mars leur préoccupation quant à leur situation administrative.
Ces agents et cadres du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de Sécurité indiquent avoir reçu le 24 mars 2022 sur WhatsApp une lettre signée par le Directeur de Cabinet du SCS, révélant que le numéro ayant transmis la lettre leur a demandé « d’accuser réception et de déposer les badges valant cartes de service ».
Sur ce, ils rappellent au directeur de cabinet du président Tshisekedi que dans l’une de ses lettres de février dernier, le conseiller spécial ad interim a été désigné pour assurer « l’intérim du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité empêché, conformément aux dispositions de l’ordonnance n° 92-144 du 2 octobre 1992 portant création, organisation et fonctionnement du service du conseiller spécial du chef de l’État en matière de sécurité ».
« Les décisions prises par le susnommé, à savoir le Conseiller spécial a.i, ne sont pas conformes aux dispositions des lois de la République, notamment en matière d’administration publique », disent-ils.
Ils expliquent que depuis la nomination du Conseiller spécial intérimaire, tous les agents et cadres ont été priés de rester chez eux jusqu’à ce que de nouvelles dispositions soient prises.
« Pendant ce temps, nous avons constaté que certains agents et cadres du Service du Conseil Spécial ont été appelés à reprendre le service et d’autres non, alors que nous avons tous été nommés par la même décision du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de Sécurité, dont l’arrêté de nomination n’a pas encore été abrogé », indiquent ces agents et cadres du SCS.
Ils déplorent également le fait que ceux qui n’ont pas été appelés ont été privés de leurs salaires du mois de mars 2022 ainsi que d’autres avantages sociaux, notamment les soins médicaux et le carburant au « mépris des us et coutumes de l’administration publique » et ce, sans avoir été notifiés par l’autorité compétente.
« Ce n’est que le 24 mars 2022 qu’une lettre uniforme de cessation de service nous sera adressée par voie électronique (WhatsApp) alors qu’un bon nombre d’agents et cadres exclus étaient en détachement des services publics de l’État », se plaignent-ils, expliquant que tous ces faits apparaissent, pour eux comme « un acharnement contre une catégorie de collaborateurs du Conseiller spécial empêchés et une violation flagrante de leurs droits acquis ».
Ils demandent par conséquent que la décision de fin de service soit signée par l’autorité compétente, qui devra également notifier les différents services dont certains agents et cadres étaient détachés, conformément au principe du parallélisme des formes.
« Nous vous prions également de plaider auprès de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, pour que nos droits soient respectés » concluent ces anciens collaborateurs de François Beya, ancien monsieur sécurité de Félix Tshisekedi, actuellement détenu par les services de renseignement pour des faits ayant mis en danger la sécurité nationale, selon la présidence.