Témoignage d’une déplacée de l’Ituri : « Nous n’avons plus de maisons, elles ont été détruites » (campagne CICR)
Les affres des guerres successives dans la province de l’Ituri et de l’insécurité cyclique continuent d’affecter de nombreux aspects de la vie locale. De la destruction des maisons, aux problèmes de santé, en passant par la mise à mal des activités humanitaires dans la région, les conséquences se font de plus en plus sentir sur le terrain.
Les personnes déplacées souhaitent que l’une des solutions à leurs différents problèmes soit l’assurance d’un accès humanitaire dans les zones où elles se sont temporairement installées pour fuir les atrocités. Elles espèrent que cela permettra aux travailleurs humanitaires de leur fournir différents types d’assistance, notamment de la nourriture et des soins de santé.
Dans une série de témoignages initiés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), ces personnes déplacées appellent ainsi au retour de la paix ainsi qu’au retour des travailleurs humanitaires dans la province de l’Ituri.
Voici le témoignage d’une des personnes déplacées de l’Ituri :
« Je suis une habitante de Kobu. Maintenant, nous sommes dans les environs et nous ne pouvons pas revenir en arrière. Après la guerre qui a éclaté à Kobu, nos maisons ont été détruites. Nous n’avons plus de maison. Les enfants souffrent beaucoup… Maintenant, je suis avec mes enfants à l’hôpital. Je n’ai pas d’argent. Les choses se compliquent et mes enfants sont anémiés. Je suis venue chercher une transfusion sanguine ici à l’hôpital de Bambu. Mais je me demande toujours comment je vais payer leurs soins. Notre mode de vie devient très difficile. Aujourd’hui, nous n’avons rien à faire. Avant, nous étions près de nos champs, maintenant nous sommes loin… Alors nous croisons nos mains et pourtant nous souffrons. Nous ne vivons plus bien. Et les humanitaires sont partis, ils ne peuvent plus se déplacer car il n’y a pas de paix ici. »