L’East African Community pourrait gagner par an 240 millions de $ supplémentaires en volume d’exportation grâce à la RDC (présidence)
La présidence de la République démocratique du Congo, dans une communication de ce jeudi, a annoncé que c’est le vendredi 8 avril 2022 que la République démocratique du Congo deviendra membre effectif de la Communauté économique est-africaine (EAC).
La même source rapporte que la signature solennelle de l’adhésion aura lieu à la State House de Nairobi, devant le chef de l’État kenyan, Uhuru Kenyatta, président en exercice de cette organisation sous-régionale. Et sauf changement de dernière minute, la présidence de la RD Congo, citant des sources diplomatiques, indique que deux autres chefs d’État parmi les pays membres assisteront également à cette cérémonie historique.
Cette dernière rappelle également « qu’en faisant entrer la RDC dans l’EAC, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, vient de réaliser son rêve exprimé lors de sa prestation de serment le 24 janvier 2019 ». « En acceptant l’ancien Zaïre comme membre, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Est pourrait gagner 240 millions de dollars américains supplémentaires par an en volume d’exportation, soit une augmentation de 28%, grâce au commerce avec la RDC » ajoute la présidence.
L’EAC est une communauté économique régionale initialement fondée en 1967, dissoute 10 ans plus tard, puis véritablement recréée en 2001. Elle est composée par : le Burundi, le Kenya, l’Ouganda, la Tanzanie, le Rwanda et, depuis le 8 avril 2022, la République démocratique du Congo.
Elle est l’un des piliers de la Communauté économique africaine dont le siège est à Arusha, en Tanzanie. Les langues utilisées sont : L’anglais, le français et le swahili. Ses compétences vont de l’intégration financière et monétaire (création d’une union monétaire le 30 novembre 2013) au maintien de la paix et au respect de la bonne gouvernance.
Ceci étant, avec la RDC, estime la présidence congolaise, l’EAC a la possibilité de devenir un hub d’exportation à condition de s’organiser comme un hub d’assemblage de produits de haute technologie. « La RDC dans l’EAC est une opportunité pour une stabilité durable dans sa partie orientale » écrit-elle précisant que c’est le souhait de la communauté internationale en général et de la communauté congolaise en particulier.