Sit-in d’un mois organisé à Fizi : “La société civile qui cherche ma tête constitue une manipulation tribalo-ethnique et une récupération malhonnête de mes assistants” (AT Fizi)
L’administrateur du territoire de Fizi en province du Sud-Kivu qualifie la décision de la société civile de la place annonçant un sit-in pour exiger son départ comme une manipulation tribalo-ethnique et une récupération malhonnête de ses deux administrateurs assistants dont leur ambition est d’être à la tête de ce territoire en passant par les forces vives comme leur cheval de bataille qu’ils utilisent nuit et jour comme un otage en temps de guerre.
Dans une lettre adressée au ministre provincial de l’intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières au Sud-Kivu, Kawaya Mutipula Aimé indique que le signataire de ladite lettre de la société civile monsieur Néhémie Ngandu a un langage discourtois, manque de politesse élémentaire envers les autorités et que ses actions de soulèvement c’est une rébellion contre le pouvoir légalement établi nécessitent une étude approfondie de son dossier et un questionnement adapté.
“La maniere d’agir de cette société civile qui cherche ma tête constitue une manipulation tribalo-ethnique et une récupération malhonnête de mes Assistants dont leur ambition comme toujours est d’être à la tête de ce lerritoire en passant par la Nouvelle Dynamique de la société civile comme leur cheval de bataile qu’ils utilisent nuit et jour comme un otage en temps de guerre”, peut-on lire dans cette correspondance.
L’administrateur du territoire de Fizi révèle que sa juridiction traverse une période difficile de son histoire sur le plan sécuritaire où l’on enregistre des affrontements armés inter-ethniques mais aussi de groupes armés locaux et étrangers sur les hauts et moyens plateux de Fizi, mouvement de la population vers les zones jugées stables, les tueries en masse, la spoliation de biens, les maladies hydriques, des cas recurrents de Kidnapping des humanitaires et autres passiagers, la presence de coupeurs de routes et d’autres forces négatives ça et là conduisent à rejeter en bloc cette action de Sit-in d’un mois nuit et jour avec peur de voir les infiltrés de mauvais goût y compris les hommes armés sans loi ni ordre.
“Je demande aux forces de l’ordre et de sécurité de barrer la route à ces pécheurs en cas de trouble afin de juguler ce mouvement insurrectionnel entretenu et soutenu moralement, financièrement par mes Assistants et leurs complices épris de jalousie et d’un esprit de haine tribale pour quiconque n’étant pas originaire de ce milieu,” poursuit-il.
À lui de conclure : “s’agissant de fausses accusations, injures et menaces proférées à mon égard, en toute sincérité je n’y suis pour rien et la question du développement à la base n’est pas de ma compétence, seules les ETD de ma juridiction reçoivent l’argent pour développer nos entités de base.”
Par DM Ngovoka, Beni