CENCO et l’ECC pour un dialogue en marge des élections de 2023 : « Ce n’est pas un dialogue pour partager le pouvoir » Mgr N’Shole
Pour des élections pacifiques et crédibles, le dialogue et le consensus sont les deux maîtres mots prêchés par les représentants de l’Église catholique et de l’Église du Christ au Congo, les deux plus grandes confessions religieuses de la RDC.
Reçus par le président du Sénat mercredi, les émissaires de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et ceux de l’Église du Christ au Congo (ECC) ont abordé la question des élections de 2023 qui se profilent à l’horizon.
Le secrétaire général de la CENCO, Mgr Donatien N’shole, qui a reconnu que le terme dialogue fait peur dans le contexte sociopolitique actuel, a néanmoins indiqué que leur préoccupation « est qu’un consensus minimum des forces vives du pays est nécessaire pour des élections paisibles et crédibles ».
Selon l’ecclésiastique, c’est dans ce sens qu’ils ont été délégués par leur hiérarchie pour faire la tournée auprès de certains acteurs politiques pouvant contribuer à la promotion de ce consensus, expliquant ainsi l’objet de leur visite à Bahati Lukwebo.
Par ailleurs, pour rassurer ceux qui pensent que ce dialogue se fera pour partager le pouvoir, Donatien N’Shole s’est voulu rassurant. « Ce n’est pas le dialogue pour partager le pouvoir mais on peut dialoguer sans être sur la même table, le dialogue peut se faire au niveau technique, politique, ces considérations sont secondaires, c’est d’abord la volonté d’accepter qu’il faut un minimum de consensus pour sauver le pays », a-t-il expliqué, insistant sur la nécessité d’opter pour cette voie.
KMC, Kinshasa