Ituri : Une femme déplacée salue le travail des ONG et demande aux hommes armés de laisser les humanitaires travailler (CICR)
Dans le Nord-Est du pays, la province de l’Ituri continue de subir les nombreuses conséquences néfastes d’attaques particulièrement violentes et meurtrières menées par des hommes portant des armes à feu et des armes blanches. Dans ce chaos, que le gouvernement tente de faire cesser depuis plusieurs mois, les travailleurs humanitaires ne sont malheureusement pas épargnés par les forces négatives.
La province de l’Ituri connaît actuellement un record des déplacements de sa population. Alors que tous les signes annoncent une crise humanitaire majeure dans la région, les ONG sont contraintes de ralentir, voire d’arrêter temporairement leur travail, car elles sont également dans la ligne de mire des combattants rebelles.
Face à l’intensité presque inchangée des combats et au désastre humanitaire dans cette partie de la RDC, plusieurs personnes déplacées ont décidé de tirer la sonnette d’alarme sur leur situation actuelle, insistant sur le rôle central des travailleurs humanitaires.
Pour faire entendre ces revendications, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a mis en place une campagne axée sur l’accès humanitaire dans la province de l’Ituri.
Voici un enième témoignage qui plaide pour le respect du travail des humanitaires dans les zones en conflits de cette province.
Je suis une personne déplacée de Lisey, dans la chefferie de Banyali Kilo. Les humanitaires se soucient de nous. D’abord, ils ont construit des sources d’eau pour nous, même les maisons que vous voyez là. Nous avons également eu ce projet qui a pris en charge le personnel médical. Que ces gens (porteurs d’armes) laissent les humanitaires libres parce qu’ils travaillent pour notre bien. En RDC, les humanitaires font aussi souvent le travail du gouvernement. Comme la situation sécuritaire n’est pas encore stable, qu’ils continuent à aider de cette manière et que Dieu les bénisse.