Prévention et répression de la traite des êtres humains : Le député Anyolitho plaide pour le recours à la peine de mort
Le député national Serge Anyolitho souhaite que la peine de mort soit considérée dans la répression de la traite des êtres humains.
Cet élu national l’a déclaré dans son intervention de ce vendredi 10 juin lors d’une plénière consacrée au projet de loi modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant sur le code pénal congolais en matière de prévention et de répression de la traite des personnes.
Pour cet élu de l’Ituri, l’Etat doit être féroce à l’égard de ceux qui se livrent à cette pratique en République démocratique du Congo, notamment dans l’Est du pays.
La peine d’emprisonnement à vie n’est plus suffisante, estime-t-il.
Il demande de ce fait que le législateur y ajoute la peine de mort. “Nos prisons ne sont pas vraiment sécurisées, ces personnes qui ont commis des crimes graves qui portent atteinte à la vie humaine peuvent s’échapper par malheur et se retrouver quand même dans la société, elles peuvent aussi bénéficier de l’amnistie ou même de la grâce » a prévenu cet élu.
« Je pense qu’il faut être dur parfois, en plus de la peine de perpétuité, j’aurais aimé qu’on brave la peur en intégrant aussi la peine de mort » ajoute-t-il.
En RDC, qui est un pays qui fait face à toutes les formes de violations des droits de l’homme par les groupes armés où les femmes sont violées, les enfants et les jeunes sont parfois recrutés de force dans les milices et les jeunes filles exploitées contre leur gré dans la prostitution, la loi prévoit une lourde peine de prison à vie pour les personnes impliquées dans la traite des êtres humains.