Goma : Marche contre l’agression rwandaise, activités socio-économiques paralysées et des manifestants rassemblés aux deux postes frontières
Depuis les premières heures de ce mercredi 15 juin, la société civile et les groupes de pression sont dans les rues de Goma pour soutenir les forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) qui luttent contre les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda.
Dans de nombreux quartiers de la ville touristique, les activités restent paralysées. Les boutiques, les petits commerces, les bistrots et autres restent hermétiquement fermés.
Des centaines de jeunes, d’enfants et d’adultes sont aperçus du côté de la grande barrière ainsi que de la petite et veulent passer au pays de Kagame pour faire entendre leurs revendications. Un souhait risqué, et qui exige le professionnalisme des éléments de l’ordre, au regard des tensions qui persistent entre les deux pays.
En effet, dès le début de la marche, alors que des centaines de manifestants ont pris la direction de ces deux postes frontières qui séparent la ville de Goma, en République démocratique du Congo, de celle de Gisenyi, au Rwanda, d’autres ont pris la direction de la BDGL. Alors que ce deuxième groupe a fini par enlever le drapeau rwandais des locaux de cet établissement, le groupe qui s’est dirigé vers les barrières, et principalement constitué des conducteurs de motos-taxis, veulent à tout prix franchir la frontière.
Les éléments d’ordre qui ont été déployés pour empêcher un débordement, continuent de contenir la situation en ce moment, et des gaz lacrymogènes ont été lancés pour décourager ceux qui veulent passer au Rwanda, selon un manifestant.
Pour rappel, cette marche autorisée par l’autorité urbaine a été organisée pour soutenir l’armée congolaise en cette période de tension entre la République démocratique du Congo et le Rwanda voisin, accusé de soutenir les rebelles du M23.