Ituri : L’OCHA juge inquiétante la situation de protection de civils malgré la signature des cessez-le-feu par les milices CODECO et FPIC
La situation de protection des civils est demeurée inquiétante en Ituri avec une succession d’attaques, tueries, pillages et autres graves violations des droits humains perpétrées par des groupes armés, notamment dans les territoires de Djugu et Irumu au cours de la première quinzaine de jjuin d’après l’OCHA .
Dans son rapport, cette organisation des Nations-Unies indique que Cette insécurité intervient alors qu’en début juin, deux principaux groupes armés opérant dans ces deux territoires en savoir la CODECO et la FPIC se sont engagés à cesser les attaques
L’OCHA note que le territoire de Djugu, au moins 27 personnes ont été tuées durant les deux premières semaines du mois de Juin dans des villages situés dans les zones de santé de Nizi, Kilo et Tchomia.
En Irumu par ailleurs , ce sont au moins 44 personnes dont 30 femmes, qui ont été tuées dans les localités Mambelenga et Bwanasura, selon des sources humanitaires locales .
Par rapport au situation de personnes déplacées, l’OCHA déplore la situation de plus de 18 000 personnes déplacées, vivant dans les sites de Mbala, Téléga, Bembeyi, Nyamazazi et Bahwere sur l’axe Bunia – Katoto qui n’ont pas reçu d’aide humanitaire durant les 12 derniers mois. Elles présentent de nombreux besoins, selon une évaluation des besoins conduite le 8 juin par le Service de Protection Civile de l’Ituri et la Caritas/Bunia. Ces deux structures plaident auprès des autorités provinciales et ses partenaires humanitaires pour une assistance d’urgence en sécurité alimentaire, nutrition, soins de santé et abris. Ces populations déplacées avaient fui les violences armées dans les zones de santé de Drodro, Lita, Bule (territoire de Djugu) entre 2018 et 2019.
Marcus Jean Loika