Guerre dans l’Est : Le député Lubaya demande à Kinshasa de sortir du populisme et de la confusion en révélant l’accord de 2019 avec le M23
Plus d’un mois après la chute de la cité frontalière stratégique de Bunagana, les affrontements entre l’armée gouvernementale congolaise et les rebelles du M23 et leurs alliés rwandais se poursuivent dans la province du Nord-Kivu. Pour l’élu Claudel Lubaya, il est temps que le gouvernement soit transparent sur la question.
Le député national Claudel Lubaya estime, selon sa déclaration du mardi 12 juillet 2022, que les autorités nationales doivent cesser de cacher la vérité et surtout que celles-ci doivent dévoiler l’ensemble des engagements contenus dans les accords signés par le pouvoir en place avec les rebelles en 2019 dans la capitale rwandaise.
« Sur la guerre à l’Est, Kinshasa doit, à l’interne, sortir du populisme et du confusionnisme et faire preuve de transparence en disant la vérité au peuple sur ses engagements de 2019 avec le M23 à Kigali », déclare cet élu national. À l’en croire, la stratégie adoptée par la RDC en vue de reconquérir les territoires occupés par le mouvement du 23 mars-M23- bat de l’aile.
Déjà, récemment dans son message à l’occasion de la célébration de l’indépendance, il était également revenu sur la question de l’hypocrisie dans la gestion des affaires publiques. Claudel Lubaya, pour qui la gouvernance dans l’alternance doit être rectifiée, a déclaré que le moment est venu pour les Congolais de se demander si pendant combien de temps encore ils devraient se satisfaire du déni de cette réalité aussi triviale qu’évidente.
« Le péril est dans la maison. Cessons de nous accommoder de l’hypocrisie pour satisfaire nos égos. Le tableau est sombre et le pays se dégrade de jour en jour tandis que l’angoisse touche de plus en plus nos concitoyens. Arrêtons le populisme, soyons sérieux, ne serait-ce qu’en cette période de guerre », déclarait alors Claudel Lubaya.
D’après lui, le gouvernement est dos au mur et c’est à lui de sortir de ses multiples dénis et, par honnêteté, d’admettre les limites, ou plutôt l’échec de sa diplomatie sous-régionale, quitte à voir les choses autrement, par une réévaluation sans complaisance.