Multiplicité des taxes en Ituri : Les femmes commerçantes dénoncent et parlent de tracasserie
lors d’une réunion convoquée par le président intérimaire de la FEC/Ituri, les femmes commerçantes dénoncent la multiplicité des taxes qu’elles considèrent comme une tracasserie de la part des services étatiques.
Les femmes commerçantes de la province de l’Ituri sont sorties de leur silence en dénonçant les multiples cas de tracasseries par les services étatiques qui, selon elles, ralentissent le développement de leurs affaires.
Ces dénonciations ont été exprimées lors d’une réunion convoquée par le président intérimaire de la FEC/Ituri, Daniel Mugisa, en présence des membres du conseil provincial de la FEC.
Annie Musaba, une commerçante, a dénoncé la multiplicité des taxes dans la capitale de la province de l’Ituri, toujours en proie à l’insécurité. » Nous sommes victimes de plusieurs tracasseries de la part des services étatiques à travers les taxes, il y a plusieurs bureaux dans la ville de Bunia. Il y a plusieurs bureaux dans la ville de Bunia. Il y a le service de l’environnement, l’hygiène, la douane, l’emballage, la criminalité économique etc. Nous sommes dans l’insécurité totale et nous payons plusieurs taxes ».
Pour sa part, Mme Malo Sirita, qui travaille dans le secteur forestier, a déclaré : » Nous souffrons aussi de tracasseries, nous payons le FFM avec sa taxe sur le bois abandonné ou nous payons 750 dollars par an, une somme que nous payons sans en connaître la base, je propose que les autorités de Lolwa ne laissent que deux services, l’environnement et la DGRPI « .
Ces femmes commerçantes plaident auprès de la FEC et des autorités provinciales pour la promotion des femmes commerçantes en Ituri afin qu’elles puissent se développer au même titre que les hommes.
Réagissant aux demandes de ces commerçantes, le président a.i du conseil provincial de la FEC/Ituri, Daniel Mugisa a promis de répondre à ces doléances en collaboration avec les autorités de la province.