RDC : 8ans depuis qu’il est mort, une petite histoire sur le parcours du Général Bahuma
Qui était le général Bahuma ?
Natif de Tolaw, une localite du territoire d’Isangi, district de la Tshopo, dans la Province orientale limitrophe du Nord-Kivu, le général Bahuma était arrivé à la tête de l’état-major militaire du Nord-Kivu en 2012, après une succession de défaites des forces loyalistes face à la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23). Rapidement, il réorganise le commandement et les troupes afin de s’assurer de la loyauté des soldats envoyés au front.
Avec le soutien du nouveau chef d’état-major de l’armée de terre, le général François Olenga, il veille à ce que la logistique suive et que les soldes soient payées en temps et en heure. Les résultats se font vite sentir.
Réputées jusque-là pour leur indiscipline, leur mauvaise organisation, leur capacité à fuir les combats et à maltraiter les civils, les Forces armées de la RDC (FARDC) enregistrent en 2013 une série de succès contre le M23 dont elles viennent à bout en novembre de la même année, avec l’aide de la brigade d’intervention de l’ONU, nouvellement créée.
Homme de terrain
Depuis lors, l’armée, qui a gagné les coeurs des habitants de la province, s’est attaquée aux ADF, présents dans le nord du Nord-Kivu, auxquels elle a porté une série de coups durs. Elle a aussi intensifié ses offensives contre plusieurs milices congolaises de la province.
Affable et svelte, le général Bahuma sillonnait la province pour venir soutenir ses hommes et constater lui-même les progrès sur le terrain. Sa mort survient alors que plusieurs médias congolais s’inquiètent d’une éventuelle réorganisation du M23 à partir de l’Ouganda et du Rwanda, voire au Nord-Kivu.
Elle intervient huit mois après le meurtre du colonel Mamadou Ndala, officier emblématique de la nouvelle armée congolaise. Fait général à titre posthume, ce chef du 42e bataillon commando de l’Unité de réponse rapide (URR) congolaise avait été tué le 2 janvier par un tir de roquette ayant visé son véhicule alors qu’il circulait dans le nord du Nord-Kivu.
Avec AFP