Insécurité au Nord-Kivu : les « forces vives » de Bukavu appellent à leur tour la population à observer une journée ville morte ce mardi
« La partie Est de la RD Congo ne doit pas être transformée en cimetière pour la construction dés immeubles au Rwanda et ailleurs.
« La partie Est de la RD Congo ne doit pas être transformée en cimetière pour la construction dés immeubles au Rwanda et ailleurs », ont déclaré les forces vives de la ville de Bukavu au Sud-Kivu dans une correspondance qui appelle la population à observer une journée ville morte le mardi 27 septembre 2022.
Comme celles du Nord-Kivu, elles organisent cette journée sans activités pour exiger la libération de la cité frontalière de Bunagana au Nord-Kivu, le départ définitif de la MONUSCO et la levée de l’état de siège.
« La société civile de Bukavu suit de très près la situation sécuritaire précaire qui prévaut actuellement sur l’ensemble du territoire national et plus particulièrement dans la partie Est (Nord-Kivu, Ituri et Sud-Kivu) où les groupes armés et rebelles prolifèrent et sèment la terreur et la désolation sous un silence coupable sinon complice du gouvernement congolais et de ses partenaires, notamment la MONUSCO. La société civile est au regret de constater que malgré l’instauration de l’état de siège dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, la situation sécuritaire reste chaotique et ce qui est grave c’est l’occupation actuelle de Bunagana par les terroristes du M23 malgré la présence d’un gouvernement militaire », peut-on lire dans le document.
Les forces vives de Bukavu disent condamner par ailleurs les propos irresponsables et l’incitation au soulèvement populaire du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, Pour elles, c’est « comme un aveu d’impuissance de la MONUSCO qui est depuis plus de 20 ans en République démocratique du Congo ». « La population a exprimé aujourd’hui son dégoût face à l’échec croissant de sa mission », commentent la structure citoyenne.
Face à cette situation dramatique, la société civile de la ville de Bukavu réclame la libération immédiate de Bunagana actuellement occupée par les terroristes du M23, l’accélération du processus de retrait de la MONUSCO de la RD Congo, la fin de l’état de siège au Nord-Kivu et en Ituri pour ses résultats mitigés.
Elle appelle la population ayrester vigilante et de recourir à l’article 63 de la constitution dans le cas présent. « En solidarité avec la population de Goma, la société civile demande à la population de Bukavu d’observer scrupuleusement la Journée de la ville morte, ce mardi 27 septembre 2022, et ce, en restant chez elle », ajoutent les forces vives.