Lubumbashi : La CENI, un organe « catalyseur des crises électorales et de déstabilisation politique » (Joseph Tshitamba)
La Commission électorale nationale indépendante (CENI), demeure un organe « catalyseur de crise et de déstabilisation du système politique » en République démocratique du Congo, une thèse doctorale développée et soutenue, le samedi 24 septembre 2022, par Joseph Tshitamba Kabala, Chef des Travaux à l’université de Lubumbashi.
Dans sa présentation, Joseph Tshitamba a démontré et souligné, devant un jury pluridisciplinaire, que cette institution d’appui à la démocratie reste un organe en crise perpétuelle. Car elle reste politisée, a-t-il insisté.
« Elle provoque », souligne l’étudiant, « des crises électorales et la déstabilisation des systèmes politiques », en amont, et « des violences post-électorales » en aval. Ses recherches apportent des informations et des éléments de connaissance qui peuvent, d’une manière ou d’une autre, expliquer les causes des crises, des violences et des contestations observées dans l’organisation des élections en République démocratique du Congo.
En outre, le conférencier a abordé les questions relatives aux objectifs de son travail, qui interpelle les politiciens congolais, sur la nomination des dirigeants du centre électoral. Leur mode de nomination affecte la crédibilité, la sincérité, la neutralité, l’impartialité et l’indépendance de l’administration électorale.
« En tenant compte du changement de comportement des acteurs politiques, cela peut créer de bonnes conditions pour l’émergence d’une commission électorale nationale véritablement indépendante », déclare Joseph Tshitamba.
Il ajoute, « tant que le mode de désignation des membres de la commission électorale, éminemment politique, la CENI elle-même dominée numériquement et stratégiquement par des acteurs politiques, il sera difficile de garantir pleinement des élections libres, transparentes et démocratiques », conclut-il.