Le directeur général de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé, Ted Beleshay, confirme que l’Inspection générale des finances examine la gestion de l’établissement. Son prédécesseur, Miguel Katemb, est visé par des accusations formulées par un collectif d’agents et de cadres.
Sur les accusations de détournement présumé de 100,4 millions de dollars visant l’ancienne direction de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), Ted Beleshay réserve ses commentaires. Invité, mardi 20 octobre 2026, d’un Space sur X animé par le journaliste Stanis Bujakera, le directeur général de l’établissement a confirmé l’intervention de l’Inspection générale des finances (IGF).
« C’est une affaire qui est déjà gérée par le ministère de tutelle. L’IGF aussi est en train de faire un audit », a déclaré celui qui dirige l’ARSP depuis juin 2026. Il n’a avancé ni conclusion sur les faits dénoncés ni calendrier de publication des résultats.
Des accusations contre l’ancienne direction
L’affaire remonte à mai 2026. Un mouvement se présentant comme le « Collectif des agents et cadres de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé », représenté par le cabinet MK & Associés, avait alors mis en cause la gestion de l’ancien directeur général, Miguel Katemb.
Au centre de ses accusations figurent des retraits en espèces sur les comptes de l’ARSP, estimés par le collectif à 100,4 millions de dollars entre 2023 et juin 2025. Ce montant correspond aux opérations dénoncées par les plaignants ; il ne peut, en l’absence de conclusions de l’audit, être présenté comme une somme dont le détournement serait établi.
Les griefs portent également sur le fonctionnement quotidien de l’institution. Le collectif affirme que les loyers et les frais de fonctionnement des directions provinciales n’étaient plus payés depuis août 2025.
Il dénonce aussi le non-versement à la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) des cotisations prélevées sur les salaires des agents, ainsi que le non-reversement à la Direction générale des impôts (DGI) des retenues sur les rémunérations. Pour ce dernier poste, le montant avancé dépasse 7 millions de dollars.
Les conclusions de l’IGF attendues
Face à ces irrégularités présumées, le collectif avait demandé une mission d’audit indépendante conduite par l’IGF et les autres structures de contrôle compétentes, afin d’établir la situation financière réelle de l’établissement et de déterminer les responsabilités éventuelles.
La déclaration de Ted Beleshay confirme qu’un contrôle est engagé. Elle ne permet toutefois pas, à ce stade, de connaître son périmètre précis ni de savoir si les montants avancés par le collectif ont été corroborés.
Aucune réponse de Miguel Katemb aux accusations n’est rapportée jusque là. Les conclusions de l’audit seront donc déterminantes pour apprécier les faits reprochés à l’ancienne direction.
La Rédaction