Le notable Jean-Paul Waitswalo a appelé à un « tournant décisif » pour le Nord-Kivu lors de ses vœux de fin d’année, liant l'exigence de paix politique à des actions humanitaires et éducatives concrètes dans cette province meurtrie de l'est de la République démocratique du Congo.
Dans un message solennel adressé à la population, cet acteur influent de la société civile a exhorté les autorités congolaises au respect strict des engagements internationaux.
« Le respect des accords signés aux États-Unis est une exigence morale et politique », a martelé M. Waitswalo, soulignant que la crédibilité de la parole de l’État est la condition sine qua non d'une stabilité durable dans la région.
Face au drame humanitaire qui frappe des centaines de milliers de civils déplacés par les conflits, le notable a annoncé un geste fort en faveur de ceux qui vivent dans le dénuement le plus total. Jean-Paul Waitswalo s'est engagé à achever, d'ici le 30 janvier prochain, la construction de maisons destinées aux familles contraintes de s'abriter jusque dans des cimetières.
« Je viendrai personnellement vous remettre les clés », a-t-il promis, érigeant cette action en symbole de « responsabilité et de respect de la dignité humaine ». Ce projet immobilier privé se veut une réponse directe à l'urgence sociale dans une province où la crise des déplacés atteint des seuils critiques.
L’avenir de la province passe également par les bancs de l’université. M. Waitswalo a profité de cette adresse pour interpeller les 20 étudiants bénéficiaires de la bourse portant son nom à l’Université de Goma (UNIGOM).
Rappelant que la reconstruction du Nord-Kivu nécessite une élite compétente, il a exigé de ses boursiers « discipline, sérieux et excellence ». Pour le mécène, ces étudiants doivent devenir des « modèles pour la nation » afin de briser le cycle de la violence par le savoir.
Le Nord-Kivu, bastion de richesses minières mais épicentre de tensions armées depuis trois décennies, entame ainsi l'année 2026 sous le signe d'une « solidarité agissante », portée par des initiatives locales palliant parfois les carences des réponses globales.
Daudi Amin