La situation sécuritaire demeure préoccupante dans la partie Est de la République Démocratique du Congo, où la persistance des affrontements fragilise les efforts diplomatiques engagés depuis plusieurs mois pour ramener la paix. Réunis au sein du groupe de coopération internationale (GCI), plusieurs partenaires occidentaux ont exprimé leur vive inquiétude face aux récentes violations du cessez-le-feu signalées dans cette région instable.
Dans une déclaration conjointe, les gouvernements des États-Unis, de la Belgique, du Danemark, de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas, de la Suède, de la Suisse et du Royaume-Uni, aux côtés de l’Union européenne, ont dénoncé la poursuite des hostilités dans une zone déjà profondément marquée par des années de violences armées.
Ces partenaires internationaux pointent notamment la recrudescence d’incidents impliquant la rébellion du Mouvement du 23 mars (M23), dans un contexte où plusieurs engagements avaient pourtant été pris pour réduire les tensions et ouvrir la voie à un règlement politique du conflit.
Le GCI rappelle que ces violations surviennent malgré les dispositions arrêtées dans le cadre des accords de Washington ainsi que les engagements réaffirmés lors du processus de dialogue organisé à Doha le 19 juillet 2025. Ces mécanismes diplomatiques visaient à instaurer une dynamique de désescalade et à créer les conditions d’un dialogue durable entre les parties impliquées.
Face à la fragilité persistante de la situation, les membres du groupe de coopération internationale appellent l’ensemble des acteurs concernés à cesser immédiatement les hostilités et à revenir à la table des négociations. Ils insistent sur la nécessité d’un respect strict des engagements déjà pris afin d’éviter une nouvelle détérioration de la situation humanitaire et sécuritaire dans la région.
La déclaration souligne également l’importance de se conformer aux résolutions adoptées par le conseil de sécurité des Nations-Unies, en particulier les résolutions 2773 et 2808, qui réaffirment l’obligation de préserver l’intégrité territoriale de la RDC et d’œuvrer à la cessation des violences dans sa partie orientale.
Alors que les provinces de la partie Est de la RDC restent le théâtre d’une instabilité chronique, la communauté internationale réaffirme ainsi son soutien aux efforts diplomatiques en cours, tout en appelant les différentes parties à privilégier la voie du dialogue pour parvenir à une paix durable dans la région des Grands-Lacs.
Diddy Mastaki