En République Démocratique du Congo, la crise sécuritaire frappe toujours la partie Est du pays depuis des décennies. Pour y mettre plusieurs voies sont proposées pour sortir de cette situation qui a des conséquences sur les populations civiles qui continuent d’enregistrer des morts. Parmi les voies envisagées, l’opposition politique réclame un dialogue sincère entre les Congolais.
« On ne peut pas compter sur les Américains pour ramener la paix dans l’Est du pays ou sur les initiatives extérieures, car la crise a deux dimensions, la dimension interne et la dimension externe. Et nous croyons profondément que pour aborder la dimension externe avec efficacité, il faut déjà qu’à l’interne, nous puissions nous parler et nous réconcilier, nous mettre en ordre utile pour que les recommandations issues du dialogue interne puissent être un ressort qui va assurer l’élasticité de toutes les initiatives que nous allons mener à l’externe, et Félix Tshisekedi a intérêt à écouter cela », dit Prince Epenge.
Des manifestations sont envisagées si cette démarche n’aboutit pas.
« Si Monsieur Tshisekedi ne veut pas de ce dialogue nous allons organiser ce dialogue sans lui parce que, nous ne pouvons pas sacrifier l’avenir de toute une nation pour faire plaisir à un Monsieur qui pense que sans lui le Congo ne peut pas exister, Mobutu, Kabila sont partis le Congo n’a pas disparu et Tshisekedi va partir, il lui reste deux ans, et dans ces deux ans il a intérêt à ce que nous puissions dialoguer pour mettre fin à la guerre et préparer son départ », ajoute l’opposant Prince Epenge.
Tout le monde doit être amené à table du dialogue, même ceux qui ont pris les armes contre la République.
« Il n’y a pas de Saints ou de Diables dans l’enfer au Congo, tous nous avons péché et tous ont besoin de pardon. On ne peut pas dire que ceux-là ont pris les armes, ils ont péché, ils ont besoin du pardon du peuple. Vous qui avez triché aux élections, vous avez péché et occasionné des morts par les élections. Tous ont péché devant le peuple Congolais et ont besoin de le regarder en face et de demander pardon », conclut Prince Epenge de la plate-forme politique Lamuka.
Pacheco Kavundama