Visé par une motion de défiance, le ministre de l’économie saisit la cour de cassation pour faux en écriture
Le ministre de l’Économie visé par une motion de défiance et invité mercredi à l’Assemblée nationale pour expliquer les raisons de la hausse des prix de plusieurs produits de base sur le marché, vient de saisir la cour de cassation pour faux en écriture.
Selon les informations fournies par le collectif d’avocats de ce membre du gouvernement issue de l’AFDC de Bahati Lukwebo, il y aurait eu des manigances autour des signatures recueillies pour la motion de défiance. Certaines personnes qui n’ont ni qualité et ne sont pas des députés nationaux auraient également signé la motion, affirment les proches du ministre.
« La motion aurait été signée par 70 députés nationaux, incluant malheureusement des députés non nationaux. Nous avons saisi le parquet général de la Cour de cassation pour vérifier cet état de fait », a déclaré le porte-parole du collectif d’avocats du ministre Kalumba.
Par ailleurs, l’initiateur de la motion, Crispin Mbindule, reste confiant et se félicite déjà de la programmation de la séance plénière de ce mercredi. Pour l’élu de Butembo, par élégance politique, le ministre Jean Marie Kalumba qui ne parvient pas à réguler les prix des biens et services sur le marché devrait tout simplement démissionner. Sinon, a-t-il dit, les députés sont déterminés à la faire partir.
“Nous appelons nos collègues à voter pour la motion afin d’aider le ministre de l’économie à quitter le gouvernement. Si le ministre démissionne avant que la motion ne soit discutée, alors il n’y a aucune raison que la motion soit discutée. Mais si le ministre ne démissionne pas avant mercredi, nous débattrons de la motion avant de le faire partir”, a déclaré Crispin Mbindule.
Reste à savoir si le ministre de l’Economie qui a déjà adressé un courrier d’information au Bureau de l’Assemblée nationale au sujet de sa plainte au Parquet de la Cour de cassation se présentera ce mercredi au Palais du peuple, d’autant plus que les députés sont déjà saisis de la convocation de la plénière de ce jour qui doit statuer sur la motion le concernant.
Cependant, tout porte à croire que le ministre Kalumba ne le fera pas. Le collectif de ses avocats se basant sur l’article 151 de la Constitution, indique que l’Assemblée nationale ne peut pas statuer sur une question qui fait l’objet d’un procès en cours ou légiférer dans le sens d’apporter une solution au procès en cours.