RDC : Un cadre du parti présidentiel accuse les journalistes de combattre les actions du président de la République par leurs critiques
Un député provincial et cadre du parti présidentiel a déploré le jeudi à Actu30.cd le fait que « les journalistes n’accompagnent pas les actions du chef de l’État ».
Selon Peter Kazadi, qui soutient que le président Félix Tshisekedi a un bilan satisfaisant à présenter à la population congolaise en 2023 en marge de la présidentielle, le manque de communication dans les actions de Félix Tshisekedi est de la responsabilité des journalistes qui ne veulent pas regarder ce qui est positif et ne vulgarisent que ce qui est mauvais.
« Les journalistes ont aussi le rôle de parler de ce qui marche et de ce qui ne marche pas. Aujourd’hui, nous avons des militants en habits de journalistes qui passent des heures à insulter les hommes politiques. Comment voulez-vous que les actions du gouvernement soient visibles alors que les militants des partis politiques sont là pour lutter contre ces actions », a déclaré cet élu de Kinshasa, soulignant que les actions du président de la République n’ont pas été suffisamment vulgarisées.
Peter Kazadi, qui réaffirme que le travail est en cours, cite plusieurs exemples pour renforcer sa position. Pour lui, il faudra s’adresser à certains fonctionnaires de l’État pour faire une comparaison entre leurs enveloppes salariales d’il y a trois ans et celles d’aujourd’hui.
« Demandez aux médecins ce qu’ils gagnaient avant 2019 et ce qu’ils gagnent aujourd’hui, c’est presque le triple. Les enseignants vous diront qu’ils gagnaient soixante-dix mille francs, aujourd’hui ils gagnent plus de 250 mille francs congolais. Mais ce qui reste vrai, c’est que le mal était tellement profond que ces acquis ne suffisent pas à satisfaire les Congolais. Nous sommes encore dans le mandat, le travail est en train de se faire » a insisté ce cadre du parti de Félix Tshisekedi.
Peter Kazadi rassure enfin que les Congolais ressentiront l’impact des mesures prises par le gouvernement. « Il y a des Congolais de mauvaise foi qui ne veulent rien admettre, pour eux rien n’est fait », a-t-il néanmoins noté au passage.