3 sénateurs américains, dont Richard Durbin, appellent l’administration Biden à sanctionner ceux qui soutiennent le M23
Dans une communication du 20 octobre 2022, trois membres du sénat américain ont demandé à l’administration Biden une mise à jour sur l’application continue des sanctions américaines contre le M23.
Face à l’agression Rwandais contre la cité frontalière de Bunagana au Nord-Kivu, trois (3) sénateurs Américains demandent une mise en jour sur l’application continue des sanctions américaines contre le M23, comme l’exige la loi publique 112-239.
Dans une lettre rendue publique jeudi, ces sénateurs révèlent que, depuis la fin de l’année 2021, le M23 a lancé des attaques de plus en plus sophistiquées et meurtrières contre le gouvernement congolais, la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) et les civils.
“Des rapports crédibles émanant d’organisations de défense des droits de l’homme reconnues indiquent que le M23 dispose d’un approvisionnement régulier en armes et munitions modernes qui permet à ses membres de frapper régulièrement des cibles sur de longues distances et d’effectuer des tirs de précision contre des radeaux aériens, ce qui suggère un soutien direct de l’État. Compte tenu des années et du degré de souffrance humaine dans l’est du Congo, nous demandons une mise à jour sur l’application continue des sanctions américaines contre le M23, comme l’exige la loi publique 112-239,” peut-on lire dans cette correspondance.
Et d’ajouter : “Depuis le début de l’année, plus de 700 000 personnes ont été contraintes de fuir leurs foyers, avec de nombreux décès de civils. Les groupes de défense des droits de l’homme ont relevé des cas de torture, de viols et de civils emprisonnés contraints de se livrer au cannibalisme avec leurs compagnons d’infortune. Ces rapports horribles surviennent alors que le M23 affiche des capacités offensives plus proches de celles d’une armée conventionnelle que de celles d’un groupe d’insurgés désorganisé. Leurs capacités leur ont permis de déborder les positions congolaises soutenues par la MONUSCO et de tenir le territoire. En fait, le chef de la force de la MONUSCO a averti qu’elle pourrait se trouver confrontée à une menace qui va au-delà de ses capacités actuelles.”
Pour ces sénateurs, compte tenu de la grave menace pour la sécurité régionale et des violations confirmées des droits de l’homme, les États-Unis doivent continuer à demander des comptes à ceux qui soutiennent ces actes horribles. Il y a près de dix ans, le Congrès a inclus dans la loi d’autorisation de la défense nationale pour l’exercice 2013 une exigence imposant des sanctions à ceux qui apportent un soutien matériel et financier au M23. Cette exigence reste en vigueur, et nous demandons respectueusement une mise à jour sur les personnes et les responsables de gouvernements étrangers qui, selon vos services, fournissent un soutien matériel et financier au M23 qui peut être par annexe classifiée si nécessaire.
“Nous vous demandons également de détailler vos efforts actuels pour identifier et sanctionner les personnes et les officiels engagés dans le soutien au M23. Nous vous remercions de l’attention que vous porterez à notre demande et vous demandons instamment d’agir rapidement pour faire face à cette crise,” ont-ils conclu.