Le secrétaire permanent national de l'Union pour la nation congolaise (UNC) Didier Kamerhe, estime qu'un second mandat devrait être accordé à l'actuel président de la RDC Félix Tshisekedi.
Le mercredi 21 décembre 2022, le Dr Didier Kamerhe dans son analyse sur le travail accompli par le président de la RDC, appelle ses camarades de l'UNC et les compatriotes congolais à penser déjà comment accorder un second mandat à Félix Tshisekedi pour ce qu'il a déjà fait depuis son accession à la magistrature suprême.
Pour ce haut cadre de l'UNC, malgré les faiblesses contextuelles dans lesquelles le président Félix Tshisekedi est arrivé au pouvoir en 2019, il a réussi à “démanteler le système AFDL mis en place par le Rwanda pour piller la RD Congo, système dont l'héritage était encore géré par le Front commun pour le Congo (FCC) de l'ancien président Joseph Kabila jusqu'à fin 2020”.
Pour lui, le constat positif est celui du “colmatage progressif des niches fiscales et de la lutte contre la corruption dont la conséquence directe est l'amélioration significative du budget national”.
“Si, en plus de ce qui précède, il réussit à rétablir la paix à l'Est du pays et qu'après cela il exprime la demande d'un second mandat pour achever l'œuvre entamée qui est pleine d'espoir pour la Nation congolaise en général et les populations de l'Est du pays en particulier, pourquoi ne pas le lui accorder ?” S’interroge-t-il.
"Nous savons tous que l'Est de notre pays a toujours été le tendon d'Achille exploité par nos ennemis pour déstabiliser et freiner notre développement à leur profit. Tous nos voisins de l'Est appliquent presque la même stratégie, celle de créer des zones d'insécurité en RDC pour mieux piller ses ressources", poursuit-il.
L'homme de l'UNC rappelle qu'avec les bergers Peuls et Mbororo du Sud Soudan, les terroristes ADF d'Ouganda, le RED-Tabara et les FNL du Burundi, ainsi que le Rwanda avec le RCD, le CNDP et maintenant le M23 ; Pour nettoyer ces centaines de petits groupes étrangers qui écument l'Est de la RDC, le passage d'un vent assez puissant comme un "Anticyclone" serait inévitable, seul phénomène géophysique connu capable de créer une brusque augmentation de pression à ses frontières, ainsi l'air est plus lourd et est obligé de descendre vers le sol avec tous les corps qu'il avait entraînés dans son mouvement, il va se réchauffer et tout sécher.
Pour le SPN de l'UNC , il faudrait donc “déclencher un vent anticyclonique très puissant qui circulerait du Nord-Est au Sud-Est de la RD Congo pour imposer la paix et déclencher les mécanismes de la justice transitionnelle”.
Pour pouvoir créer un anticyclone aussi puissant, soutient-il, il faudrait réunir deux conditions dans un pays aux dimensions continentales, dont celle d’avoir un président très bien élu, doté d'un leadership fort, qui ne chercherait pas la légitimité ou l'égalité dans les chancelleries occidentales ou autres salons politiques et la mise en place d’une armée forte, républicaine et dissuasive.
Didier Kamerhe souligne en outre que le peuple congolais doit privilégier l'intérêt suprême de la Nation ainsi que son positionnement stratégique par rapport aux enjeux futurs, en mettant de côté les passionnés, d'où la question : " Pourquoi ne pas soutenir un second mandat pour le Président Félix Tshisekedi ? ".
C'est une évidence pour lui, en prenant soin de formaliser le tout en actualisant l'accord de Nairobi avec de meilleures garanties, pourquoi pas ? “Pourquoi pas ?” Une question qu'il adresse à ses camarades de l'UNC.
Emmanuel MWENE, Goma