Le train est sur le rail. À quelques mois du scrutin présidentiel en République Démocratique du Congo prévu pour le 23 décembre prochain selon le calendrier de la commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), les lignes bougent sur le front politique en RD Congo.
À seulement quelques jours de la signature de la charte de l’Union sacrée, charte appelée à soutenir la candidature de Felix-Antoine Tshisekedi à la présidentielle de décembre 2023 dont Jean-Pierre Bemba, Vital Kamerhe, Bahati Lukwebo, Christophe Mboso, Sama Lukonde, Augustin Kabuya qui composent le présidium. C’est au tour de l’opposition de se ranger en ordre de bataille.
Après un bref tête-à-tête entre quelques leaders de l’opposition tenue dans la soirée du jeudi 13 avril 2023 dont rien a fuité, c’est finalement le vendredi 14 avril à Lubumbashi autour de Moïse Katumbi, leader du parti Ensemble pour la République, Delly Sesanga d'Envol, Martin Fayulu de l'Ecidé et Matata Ponyo de LDG.
Dans une déclaration commune le vendredi 14 avril 2023, Martin Fayulu, Moïse Katumbi, Delly Sesanga et Augustin Matata « unissent leurs idées et forces pour mener des actions communes en vue d’obtenir l’organisation des élections dans le délai constitutionnel ».
Réunissant autour d’eux d’autres opposants, ils appellent la population « à résister et à exercer une vigilance citoyenne ». Ces quatre (04) candidats s’engagent à demeurer solidaires dans l’unité d’idées et d’actions pour « faire aboutir la lutte du peuple Congolais pour un véritable État de droit ». Ils lancent également l’appel à la société civile et annoncent une série d’actions pour « faire aboutir leurs revendications ».
La première activité est une « grande marche » le 13 mai à Kinshasa. La manifestation aura pour but de dénoncer « l'insécurité grandissante, la vie chère et la misère du peuple, le processus électoral chaotique ».
Ils exigent également « la désignation consensuelle des animateurs de la CENI, la révision de la loi électorale, la recomposition de la cour constitutionnelle, la fin de l’instrumentalisation des institutions politiques, judiciaires et fiscales contre les candidats à la présidentielle ainsi que la libération de tous les prisonniers politiques.
OBED VITANGI, Lubumbashi