Lors de la dernière rencontre en date des députés nationaux du Front commun pour le Congo (FCC), coalition politique de l'ex-président Joseph Kabila, discutant de l'évolution du processus électoral, ceux-ci ont dressé un tableau plutôt sombre de la situation du pays.
Ces élus de l’opposition estiment que le pouvoir en place a fait montre « d’une incapacité notoire de préserver l'intégrité du territoire national et d'assurer la sécurité des personnes et de leurs biens, la violation flagrante des droits fondamentaux et la gestion chaotique du pays ».
Concernant l'évolution du processus électoral, les députés du FCC ont réaffirmé leur position de participer aux élections dans le délai constitutionnel, à condition d'avoir une CENI consensuelle, une cour constitutionnelle non inféodée et une loi électorale inclusive garantissant la transparence et l'égalité des chances à tous les compétiteurs. Cependant, ils affirment avoir constaté qu'à ce jour, rien de tout cela n'est fait.
“L'enrôlement des électeurs, qui aboutit à un projet de loi sur la répartition des sièges que l'assemblée nationale examine ce jour, s'est déroulé dans un contexte de fraude, d'amateurisme, et d'absence criante d'un audit externe crédible le rendant non fiable décrié par tous”, disent-ils dans leur déclaration commune. « Le président Félix Tshisekedi s'entête à organiser avec sa CENI monocolore, un processus électoral peu fiable, frauduleux et chaotique », soutiennent-ils.
Au même moment, ces membres du FCC déclarent que des mineurs ont été illégalement enrôlés et plusieurs personnes disposent à ce jour de plusieurs cartes d'électeurs. Dans le même angle, ils abordent la question des matériels d'enrôlement qui ont été retrouvés plusieurs fois entre les mains des particuliers.
“Les cartes d'électeurs s'effacent au bout d'un temps et deviennent inutilisables, comment reconnaîtrons-t-ils les électeurs le jour du scrutin ?”, s’interrogent ces représentants parlementaires qui restent convaincus que tout ceci démontre le caractère peu fiable du processus électoral qui présage des élections chaotiques et frauduleuses dans le pays.
Le FCC indique de ce fait avoir levé l’option de ne pas accompagner « la dictature du président de la République, ni le hold up électoral qu'il a déjà planifié, et ne va donc pas participer à l'examen et au vote d'un projet de loi déjà biaisé et corrompu, aux conséquences dramatiques et incalculables sur l'avenir de la démocratie et de la République congolaise ». Cette plateforme politique de l’opposition dit par ailleurs tenir par conséquent le pouvoir en place pour responsable de toutes les conséquences qui vont résulter de ces élections frauduleuses et chaotiques qu'il tente d'organiser.
CongoRassure