Malgré les réserves du gouvernement, quatre leaders de l'opposition en République démocratique du Congo (RDC) - Moise Katumbi, Matata Ponyo, Delly Sesanga et Martin Fayulu ont annoncé qu'ils tiendront un le 25 juin sur la place Sainte Thérèse du Ndjili commune de Kinshasa, la capitale de la RDC. Dans une lettre adressée aux secrétaires de parti des chefs de l'opposition, le gouverneur de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a reconnu l'activité politique prévue et a exhorté la police et le Bourgmestre de la commune de N'djili de prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires.
Initialement prévue le 17 juin, la rencontre a été reportée au 24 juin en accord avec les autorités de Kinshasa. Cependant, les quatre dirigeants de l'opposition ont récemment annoncé un autre report de la réunion, invoquant des problèmes logistiques, et l'ont reportée au 25 juin.
La réunion servira de plate-forme aux dirigeants de l'opposition pour exprimer leurs préoccupations concernant le processus électoral "chaotique" en RDC et la hausse du coût de la vie, ainsi que pour dénoncer ce qu'ils décrivent comme la dictature du régime en place.
Le Gouverneur de Kinshasa avait précédemment exprimé son malaise face aux rassemblements de l'opposition prévus, invoquant des inquiétudes quant à leur potentiel de perturber la paix et la sécurité de la ville. Cependant, les chefs de l'opposition ont soutenu que leur rassemblement est un droit constitutionnel et ils iront de l'avant quelles que soient les réserves du régime en place.
Les chefs de l'opposition ont fréquemment critiqué le régime du président Félix Tshisekedi, l'accusant de violer les dispositions constitutionnelles et d'employer des tactiques autoritaires pour étouffer la dissidence. La tension entre l'opposition et le régime en place préoccupe les observateurs, qui craignent qu'une aggravation de la situation ne dégénère en violence.
Malgré les difficultés d'expression de l'opposition à Kinshasa, elle est restée particulièrement bruyante, appelant à un système politique plus démocratique et transparent. Le meeting à venir devrait mettre davantage en évidence l'environnement politique en déclin du pays et approfondir les divisions entre le régime et l'opposition.
La communauté internationale suit de près la situation en RDC, certains pays appelant à un processus politique apaisé et à un système de gouvernance plus démocratique.
Daudi Amin