Les partis de l’opposition au régime en place remettent encore le processus électoral de la Commission Électorale Nationale Indépendant (CENI) suite à ce qu’ils considèrent de manque de consensus et entaché des fraudes électorales étable le d’avance après le refus d’un quelconque audit du fichier électoral récemment clôturé en RDC.
Dans une conférence débat avec les habitants de Goma, son fief électoral, Jean-Baptiste Kasekwa, élu de l’ECIDé, il décrit un certain nombre de faits marquant poussant sa famille politique à remettre en cause le processus électoral en cours en RDC.
Cet élu national dénonce la présence d’environ 10 millions d’électeurs fictifs dans ce fichier électoral alors que, selon lui, la RDC compte environ 43 900 000 électeurs avec un probable taux de participation évalué à environ 50% de la population.
Jean-Baptiste Kasekwa pense qu'aller aux élections avec la CENI de Denis Kadima, c’est comme aller dans une compétition dans laquelle le gagnant est connu d’avance. Ce présage une marche vers les élections avec une CENI non consensuelle, non inclusive et surtout non indépendante. Ce qu’il considère comme se plonger dans des élections comme de moutons.
Il a rappelé à la population les conséquences qui découlent des élections entachées des fraudes comme cela revient toujours depuis la première marche vers les élections en 2006 avec la toute première élection de Kabila à la tête de la RDC. Il évoque à ce niveau la liste des violences poste-électorales qui reviennent en boucle dans le pays, accompagner d’une panoplie de groupes armés qui trouble la quiétude de la population spécialement en province du Nord-Kivu.
Pour lui, jusqu’à l’avénement au pouvoir de Félix Tshisekedi, Beni et Ituri a connu un nombre excessif de morts dans les massacres attribués aux rebelles ougandais de l’ADF. Ce qui a plongé la province dans un grand chao sécuritaire allant à des émeutes civiles qui, selon ce député national étaient montée par des politiciens pour opposer certaines tribus à Buhene dans le territoire de Nyiragongo, causant plus d’une trentaine des morts.
Selon lui, après chaque cycle électoral, le pays fait face à une accélération des violences et le Nord-Kivu est la plus touchée surtout à Beni, Rutshuru et Masisi.
Diddy MASTAKI, Goma