La Cour Constitutionnelle a investi, samedi 20 janvier 2024, au stade des Martyrs de la Pentecôte à Kinshasa, Tshisekedi Tshilombo Félix-Antoine président de la République Démocratique du Congo et Chef de l'État à sa succession.
Après son serment, il a dévoilé les six (06) piliers de son dernier quinquennat. En réaction, Paluku Kameta John, acteur de la société civile en ville de Butembo, au Nord-Kivu, pense que seules la volonté politique et la mise en place des stratégies concrètes faciliteront la matérialisation de ces objectifs.
Dans sa tribune publiée dimanche 21 janvier, John Kameta estime qu'il est possible que les six (06) objectifs du nouveau mandat de Félix Tshisekedi se matérialisent en cinq (05) ans. D'après lui, cela dépendra de divers facteurs. Il cite notamment la volonté politique et l'élaboration des stratégies ou mesures concrètes.
« Cela peut inclure l'élaboration de politiques et de plans d'action spécifiques pour chaque point abordé par le chef de l'État. Par exemple, pour créer des emplois, ils pourraient mettre en place des programmes de formation professionnelle, encourager l'entrepreneuriat et attirer des investissements », fait savoir cet acteur des forces vives.
John Kameta poursuit que la protection du pouvoir d'achat des ménages passe par la stabilisation du taux de change du dollar américain sur le marché. Cela peut être réalisé en mettant en place des politiques économiques solides, en attirant des investisseurs et en favorisant la croissance économique.
Parlant de la sécurité des citoyens et du territoire national, il préconise une approche globale comprenant des mesures de prévention, de répression et de réinsertion sociale. « Les forces de sécurité doivent être renforcées et des politiques de lutte contre la criminalité doivent être mises en place », souhaite le président de la société civile noyau communal de Bulengera.
Il considère cependant, la diversification de l'économie Congolaise comme une étape cruciale pour assurer une croissance durable. Pour ce faire, John Kameta évoque le développement des secteurs autres que l'exploitation minière, tels que l'agriculture, le tourisme ou l'industrie, en vue de réduire la dépendance à une seule ressource et de créer de nouvelles opportunités économiques en RDC.
En ce qui concerne l'accès aux soins de santé, cet acteur de la société civile mentionne que ceci nécessite encore des investissements dans les infrastructures médicales, la formation de professionnels de la santé et l'amélioration de l'accès aux services médicaux pour tous. « Des politiques d'assurance maladie et de prévention des maladies peuvent également jouer un rôle clé », ajoute-t-il.
À John Kameta de conclure que le renforcement de l'efficacité des services publics demande une réforme administrative dans le but d'améliorer la gouvernance, de réduire la corruption et de rendre les services publics plus accessibles et efficaces pour les citoyens.
Pour rappel, Félix Tshisekedi a été proclamé président de la République après les élections générales du 20 décembre 2023 en RDC. Celles-ci ont été caractérisées par des irrégularités décriées tant par l'opposition que par les confessions religieuses telles que la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et l'Église du Christ au Congo (ECC). Selon la Constitution de la RDC, il s'agit de son dernier mandat.
Martin Leku