Alors que plusieurs médias internationaux relayent des informations qualifiées de confuses par les autorités Congolaises, le ministre des Affaires Etrangères de la République Démocratique du Congo, Olivier Nduhungirehe, a tenu à rectifier les faits concernant les avancées diplomatiques entre Kinshasa et Kigali.
Dans une déclaration ferme, le chef de la diplomatie Congolaise a dénoncé ce qu’il appelle une mauvaise lecture de certains commentateurs et organes de presse : « Il y a une certaine confusion que je lis dans certains médias internationaux. Le 18 juin 2025, les experts de la RDC et du Rwanda n'ont pas signé un accord préliminaire à Washington. Le 27 juin 2025, les Ministres des Affaires Etrangères ne vont pas signer un deuxième accord, qui serait l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda. Et courant juillet, les Chefs d'État ne vont pas entériner cet accord ».
Selon Olivier Nduhungirehe, les événements doivent être replacés dans leur juste chronologie. Il explique que : « La réalité est que le 18 juin 2025, les experts ont simplement paraphé l'accord de paix entre la RDC et le Rwanda, qui sera signé et définitivement approuvé par les Ministres des Affaires étrangères le 27 juin 2025 à Washington ».
Le ministre précise également que les rencontres prévues entre les Chefs d’État des deux pays ne visent pas à entériner un quelconque accord, comme certaines sources ont pu le suggérer : « Les Chefs d'État, quant à eux, vont effectivement se rencontrer à Washington (date toujours à déterminer), non pas pour signer ou entériner un accord, mais pour faire progresser la paix, la stabilité et la prospérité économique dans la région des Grands-Lacs ».
Un processus sous haute attention internationale
Ce processus diplomatique s’inscrit dans un contexte régional tendu, marqué par les violences dans l'Est de la RDC, les accusations d’ingérence mutuelle et les enjeux liés à l’exploitation des ressources naturelles. L’implication des États-Unis d'Amérique, qui accueillent ces négociations à Washington, témoigne de la volonté de la communauté internationale d’encourager une solution politique durable.
Le sommet prévu entre les chefs d’État devrait permettre de renforcer les engagements pris au niveau ministériel et technique, et poser les bases d’une coopération bilatérale renforcée en matière de sécurité, de développement et d’intégration économique régionale.
Diddy MASTAKI