Le Président Rwandais Paul Kagame a reçu vendredi 11 juillet après-midi à Urugwiro Village, ancien Président Kényan Uhuru Kenyatta, facilitateur désigné par la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC) et la Communauté de Développement d’Afrique Australe (SADC) dans le processus de paix en République Démocratique du Congo.
La rencontre s’est inscrite dans le cadre des efforts diplomatiques en cours visant à mettre fin aux violences persistantes dans l’Est de la RDC. Les deux (02) personnalités ont échangé sur les stratégies à adopter pour parvenir à une paix durable dans cette région longtemps marquée par des conflits armés, des déplacements massifs de populations et une instabilité chronique.
Selon un communiqué officiel, les discussions ont particulièrement porté sur les causes profondes de la crise sécuritaire dans les provinces orientales de la RDC, notamment au Nord-Kivu et en Ituri, où opèrent plusieurs groupes armés locaux et étrangers. Paul Kagame et Uhuru Kenyatta ont souligné l’importance d’une approche régionale concertée pour répondre efficacement aux enjeux sécuritaires, humanitaires et politiques qui affectent la région.
L’ancien Président Kenyatta, en sa qualité de médiateur pour l’EAC et la SADC, poursuit une série de consultations avec les chefs d’État et parties prenantes du processus de paix. Son rôle est jugé crucial dans le rapprochement entre les différents acteurs impliqués dans le conflit, y compris les autorités Congolaises, les groupes armés, ainsi que les pays voisins soupçonnés de soutenir certaines factions.
Cette rencontre intervient dans un contexte de tension persistante entre Kigali et Kinshasa, où la RDC accuse régulièrement le Rwanda de soutenir la rébellion du M23, ce que Kigali dément. Malgré les nombreuses initiatives diplomatiques, les combats se poursuivent sur plusieurs fronts, mettant à mal les efforts de pacification.
La visite d'Uhuru Kenyatta à Kigali pourrait relancer les négociations en panne et raviver l’espoir d’un dialogue franc entre les pays de la région, alors que les populations de l’Est congolais continuent de payer le prix fort d’un conflit qui perdure depuis plus de deux décennies.
Diddy MASTAKI