En marge de la 49ᵉ session de l’Assemblée Parlementaire de la Francophonie (APF), le Président de l’Assemblée nationale de la République Démocratique du Congo (RDC), Vital Kamerhe, a tenu un discours fort mêlant appel à la paix et fermeté face à l’agression Rwandaise dans l’Est du pays.
S’exprimant devant les représentants des parlements Francophones dimanche 13 juillet, Kamerhe a déclaré que « la RDC et le Rwanda sont condamnés par l’histoire et la géographie à vivre en bonne entente », insistant sur la nécessité d’un avenir commun fondé sur le respect mutuel.
Un appel à la paix… mais sans impunité
Vital Kamerhe a souligné la volonté de la RDC de tendre la main à son voisin Rwandais : « La RDC est prête à faire la paix avec son voisin le Rwanda », a-t-il affirmé.
Toutefois, cette main tendue n’élude pas les souffrances endurées par les populations civiles, en particulier les femmes.
« Les femmes, qui sont les premières victimes de la guerre, sont prêtes à pardonner, mais sans y passer la justice », a-t-il martelé.
Une déclaration lourde de sens, dans un contexte où les violences sexuelles, les déplacements forcés et les massacres commis dans l’Est de la RDC ont provoqué l’indignation internationale.
Respect de la souveraineté nationale
Face à ce qu’il qualifie d’« agression Rwandaise », le Président de l’Assemblée nationale a également insisté sur un principe fondamental : « le respect strict de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC ».
Ce message, adressé à la fois à Kigali et à la communauté internationale, s’inscrit dans une série de démarches diplomatiques menées par Kinshasa pour alerter sur le soutien présumé du Rwanda au mouvement rebelle du M23, actif dans la province du Nord-Kivu.
Le discours de Vital Kamerhe à l’APF marque une tentative de réconcilier la diplomatie de paix avec la quête de justice. En choisissant de porter cette voix dans une enceinte Francophone, la RDC entend mobiliser les pays frères autour de sa cause et rappeler que la paix ne saurait se construire sans mémoire ni responsabilité.
Diddy MASTAKI