En ce 2 août, une date de mémoire et de conscience pour la nation congolaise, il est impératif de se souvenir et d'honorer les victimes du génocide congolais.
Selon le député national élu de Goma Érick Mumbere Bwanapuwa, ce jour, qui symbolise la douleur de millions de vies fauchées par la violence, le déplacement forcé, et la barbarie, rappelle que le prix du sang versé sur cette terre ne doit jamais être banalisé.
Alors que des villes comme Goma, Nyiragongo, Beni, et Bukavu continuent de saigner, l'élu de Goma rappelle que les souffrances actuelles ne sont que la prolongation d'un conflit long et impuni.
Pour lui, l'indifférence internationale face à cette tragédie est un fardeau que le peuple congolais porte depuis plus de deux décennies. Il soutient que la commémoration du Génocide Congolais, le GENOCOST, n'est pas seulement un acte de souvenir, c'est un cri de ralliement contre l'indifférence, une exigence de justice, et un refus collectif de l'impunité.
"C'est l'appel à nommer les crimes, à dire la vérité, et à agir pour que les violences sexuelles, la terreur et la faim ne soient plus jamais utilisées comme armes de guerre", a-t-il dit.
La violence, en tant qu'outil de contrôle territorial ou de domination politique, déshumanise et détruit le tissu social, compromettant l'avenir même de la nation, ainsi previent-il, l'histoire nous jugera non pas sur nos mots, mais sur notre capacité à défendre les faibles, à rejeter l'oubli, et à construire un Congo réconcilié, juste et digne.
Daudi Amin