La partie Est de la République Démocratique du Congo connaît depuis des décennies une instabilité liée la persistance des plusieurs groupes armés locaux et étrangers qui tuent, pillent les ressources naturelles, violent les femmes, bref créent désolation au sein de la population civile. Pour tenter de pacifier cette partie du pays, différentes organisations régionales et internationales ont initié différents processus de paix afin que les provinces les plus affectées directement par cette crise comme les Nord et Sud-Kivu, l’Ituri …respirent la paix.
À l’occasion de la célébration le 12 août 2025 de la journée mondiale de la jeunesse, Guy Kibira Ndoole, chef de division provinciale de la jeunesse en province du Nord-Kivu regrette que les jeunes restent dans les oubliettes, alors qu’ils ont un grand rôle à jouer pour le rétablissement de la paix dans l’Est de la RDC. Du processus de Nairobi , en passant par celui d’Angola, Washington et Doha, aucun jeune n’a été initié, regrette Guy Kibira Ndoole qui précise pourtant, que les jeunes sont bien organisés au pays à travers le Conseil National de la Jeunesse.
« Nous pensons que les jeunes ne sont pas parties prenantes parce que d’autres acteurs se retrouvent et décident de l’avenir des jeunes sans les impliquer », a-t-il déclaré.
Guy Kibira Ndoole reste convaincu que la crise actuelle que traverse le pays, n’implique pas seulement les dirigeants.
« Si les politiques jouent un rôle, et bien les jeunes sont quelque part dans une situation paradoxale puisque certains sont dans des groupes armés étrangers comme nationaux, d’autres sont de coupeurs de route et kidnappeurs, il faut reconnaître qu’ils sont utilisés par les politiques pourtant ils sont des acteurs incontournables, leur présence dans ce processus serait très important, s’ils participent, ils peuvent avoir un son de cloche qui peut amener les autres acteurs politiques à un bon sens », a-t-il ajouté.
« Il ne faudrait pas que les jeunes subissent les décisions d’un groupe d’acteurs au conflit à la crise actuelle, les jeunes sont ceux-là qui vont irriter des crises actuelles où des résolutions des crises actuelles, il faut les familiariser à ce processus de paix parce qu'ils participent en amont, il seront des témoins vivants toutes les fois qu' il y aura bavure ou déviation, ils diront ce que vous faites là est contre l’esprit des arrangements ou des accords signés à Nairobi,en Angola, à la CIRGL, à l’Union Africaine ou à Washington », précise Guy Kibira Ndoole.
Pacheco Kavundama