Le gouvernement de la République Démocratique du Congo (RDC) a réagi samedi 16 août aux annonces faites par la présidence Kényane concernant de nouvelles nominations diplomatiques, dont celle d’un consul général à Goma. Dans un communiqué officiel, Kinshasa a rappelé que toute désignation de chef de poste consulaire étranger sur son territoire est conditionnée par son agrément préalable et la délivrance d’un exequatur par le ministère Congolais des Affaires étrangères.
Le rappel du droit international
Le communiqué souligne que la procédure est encadrée par la Convention de Vienne sur les relations consulaires du 24 avril 1963, et qu’il revient exclusivement aux autorités Congolaises de valider ou non la présence d’un consul étranger. Kinshasa précise attendre une notification officielle de Naïrobi par les canaux diplomatiques établis, et promet d’y répondre dans le respect des règles de courtoisie et de souveraineté.
Goma, une ville sous occupation
Les autorités Congolaises ont également insisté sur la situation particulière de Goma, actuellement occupée par le M23/AFC avec le soutien du Rwanda. Le gouvernement Congolais rappelle que cette occupation est marquée par de graves violations des droits humains documentées par le Groupe d’experts de l’ONU et le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme (HCDH). Dans ce contexte, toute annonce liée à une nomination consulaire à Goma est jugée « inappropriée » et « inenvisageable » sans l’aval des autorités Congolaises.
Appel à la prudence et au respect mutuel
Kinshasa appelle à la « prudence » et au « discernement » dans les communications publiques afin d’éviter toute interprétation pouvant être perçue comme une légitimation de l’occupation en cours.
Malgré ces mises au point, la RDC réaffirme dans son communiqué son attachement à des relations bilatérales « constructives » avec le Kenya et à la coopération régionale au sein de la Communauté de l’Afrique de l’Est (EAC).
Diddy MASTAKI