Le parti au pouvoir en Ouganda, le National Resistance Movement (NRM), a confirmé la candidature de Yoweri Museveni en vue des élections générales prévues début 2026.
Âgé de 81 ans et à la tête de l’Ouganda depuis près de quarante ans, Museveni semble déterminé à prolonger son règne. Il a annoncé sa candidature en affirmant vouloir transformer l’économie nationale, actuellement évaluée à environ 66 milliards de dollars de PIB, en un géant de 500 milliards de dollars d’ici cinq ans.
Le parcours politique de Museveni trouve ses racines dans une tentative électorale infructueuse en 1980. En réaction, il organise la résistance armée en fondant le Front for National Salvation, puis combat avec d’autres groupes rebelles accomplissant l’ascension vers le pouvoir en 1986. Il accède à la présidence en tant que chef de fait dès cette année-là, avant d’être élu officiellement pour la première fois en 1996.
Le long règne de Museveni a souvent été qualifié de démocratie compétitive ou d’illibérale, marqué par des réformes constitutionnelles éliminant les limites de mandat en 2005 et d’âge en 2017, lui permettant de rester au pouvoir.
L’opposition, elle, est soumise à une pression croissante. Kizza Besigye, figure emblématique et ancien challenger de Museveni, est emprisonné depuis novembre 2024, accusé de complot contre l’État. Malgré cette situation, il a lancé un nouveau parti politique, le People’s Front for Freedom, depuis sa cellule. Parallèlement, des figures comme Bobi Wine restent, selon certains rapports, sous surveillance et muselées par les autorités, dans un climat sécuritaire tendu.
Le NRM continue d’étendre son influence à tous les niveaux de la gouvernance territoriale. Par ailleurs, la montée en puissance du fils de Museveni, le Général Muhoozi Kainerugaba, alimente les spéculations sur une possible succession dynastique, renforcée par ses déclarations musclées et ses démonstrations de force.
La rédaction