Resté fidèle à Félix Tshisekedi depuis son accession au pouvoir, Steve Mbikayi n’a pas caché sa déception après avoir été écarté du gouvernement Suminwa II et privé de toute nomination à un poste de mandataire.
Dans une série de déclarations, l’ancien ministre s’en est pris à l’entourage présidentiel, qu’il accuse d’avoir saboté sa carrière politique en raison de son franc-parler.
« Le président me calcule. À deux reprises, il a demandé qu’on me donne un poste. Je devais être nommé mandataire, voire directeur général », affirme Mbikayi, qui dit avoir reçu plusieurs assurances venues du sommet de l’État.
Des promesses jamais concrétisées
Selon lui, Félix Tshisekedi lui avait donné des gages directs, à travers des appels répétés avant la publication de chaque ordonnance. « Il m’appelait chaque fois qu’une ordonnance sortait : “Vous, c’est pour la prochaine série.” Jusqu’à aujourd’hui, je ne sais pas ce qu’il attendait de moi », regrette-t-il.
L’ancien ministre dit même avoir été annoncé au sein du gouvernement Suminwa II : « Un canal autorisé m’avait confirmé que j’entrais. À la lecture de l’ordonnance, j’ai été écarté. Ce n’est pas lui, c’est son entourage. »
“Loyauté n’est pas soumission”
Pour Steve Mbikayi, ce blocage est lié à sa posture critique au sein de l’Union sacrée. « Mon franc-parler dérange. On confond loyauté et soumission. Moi, je ne chante pas pour avoir un poste », insiste-t-il, rappelant qu’il reste avant tout « élu du peuple, pas de l’Union sacrée ».
L’opposant de l’intérieur ne mâche pas ses mots non plus contre les calculs politiciens qui dominent la gestion de l’État : « Le chef est prisonnier de ce concept creux de poids politique. »
Bien qu’écarté des postes de responsabilité, Steve Mbikayi réaffirme son attachement à la vision du président Tshisekedi, tout en se réservant le droit de critiquer les actions de l’exécutif : « Quand le gouvernement pêche, je dois critiquer. ».
La rédaction