Le Conseil de sécurité des Nations-Unies se réunira en urgence ce vendredi 22 août à la demande des États-Unis d'Amérique afin d’évaluer la situation sécuritaire dans l’Est de la République Démocratique du Congo (RDC). Cette session intervient après le massacre de plus de 300 civils, essentiellement Hutu congolais, dans le groupement de Binza, territoire de Rutshuru (Nord-Kivu).
Selon les informations relayées par Human Rights Watch (HRW), le carnage est attribué aux rebelles du M23 et à leurs alliés, accusés d’avoir mené une attaque d’une rare brutalité contre des villages de la région. Mais l’ONG pointe également la responsabilité de milices locales dites Wazalendo, accusées de graves violations des droits humains lors de représailles.
Les diplomates Onusiens doivent examiner non seulement l’ampleur de ces atrocités, mais aussi les mesures possibles pour renforcer la protection des civils dans une région marquée par des décennies de violences.
Washington, qui a porté ce dossier à l’ordre du jour, a souligné « l’urgence d’une action internationale coordonnée pour mettre fin à l’impunité » et garantir la sécurité des populations.
À Kinshasa, aucune réaction officielle n’avait encore été enregistrée dans l’immédiat, mais des voix de la société civile exigent déjà une enquête internationale indépendante ainsi que des sanctions contre les auteurs de ces crimes.
Cette nouvelle flambée de violence illustre l’extrême fragilité de la région du Nord-Kivu, où se mêlent rébellion, milices locales et interventions étrangères, au détriment des civils pris pour cible.
Diddy MASTAKI