Ce samedi soir, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, le président Félix Tshisekedi a reçu Jean-Philippe Anvam, représentant de Monacosat, principal opérateur satellitaire de la principauté de Monaco.
À ses côtés, deux membres du gouvernement, Augustin Kibasa, ministre de l’Économie numérique, et José Mpanda Kabangu, en charge des PTNTIC. Au menu des échanges, l’ambitieux projet d’acquisition d’un satellite congolais.
Un projet pour combler la fracture numérique
Selon le représentant de Monacosat, l’initiative vise avant tout à réduire la fracture numérique qui persiste en République démocratique du Congo. Le futur satellite permettrait de déployer l’internet haut débit sur l’ensemble du territoire, notamment dans les zones rurales et enclavées, où les infrastructures de télécommunication restent insuffisantes.
Mais au-delà de la connectivité, l’enjeu est multiple, particulièrement renforcer la cybersécurité nationale, soutenir l’enseignement à distance, moderniser la télémédecine et stimuler la croissance de l’économie numérique.
« L’acquisition de ce satellite donnera à la RDC les moyens de franchir un cap dans la digitalisation », a souligné Jean-Philippe Anvam.
Un financement déjà bouclé
Le projet est évalué à 400 millions de dollars américains. D’après Monacosat, une banque a d’ores et déjà mobilisé les fonds nécessaires, ce qui conforte la crédibilité de l’initiative. L’opérateur, qui dessert déjà l’Afrique du Nord et une partie de la Corne de l’Afrique, de l’Algérie à l’Éthiopie, entend désormais élargir sa couverture vers l’Afrique centrale, avec la RDC comme partenaire stratégique.
Une ambition numérique nationale
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté affichée par Félix Tshisekedi de faire du numérique un levier de développement et de modernisation, commente la Cellule de Communication de la présidence congolaise. Dans un pays aux dimensions continentales, où l’accès aux services de base demeure un défi, le déploiement d’un satellite national pourrait transformer en profondeur les usages, du commerce en ligne aux services publics dématérialisés, poursuit la même source.
La Rédaction