L’Union sacrée de la Nation (USN), plateforme présidentielle fondée par Félix Tshisekedi, a franchi une nouvelle étape dans sa structuration.
Réunis le 30 août 2025 en congrès au Centre culturel et artistique africain de Kinshasa, ses membres ont adopté une charte et un règlement intérieur qui entendent renforcer la cohésion et la discipline interne.
À l’unanimité, les participants ont validé des engagements contraignants, dont le plus marquant reste le devoir de loyauté envers la haute autorité politique, incarnée par le chef de l’État. Désormais, tout manquement pourra être sanctionné dans le cadre d’un régime disciplinaire adopté par l’organisation.
Pour André Mbata, secrétaire permanent de l’USN, « il n’y a eu ni abstention ni opposition ». Un signe, à l’en croire, de l’adhésion totale des cadres à cette volonté de consolider l’unité du mouvement. Le Présidium est maintenu, et la fonction de secrétaire permanent est officiellement consacrée comme organe de direction.
Une coalition qui se transforme
Née de la rupture entre Félix Tshisekedi et Joseph Kabila en 2020, l’USN avait d’abord été conçue comme une coalition électorale. Elle se transforme désormais en un cadre plus institutionnalisé, doté de règles contraignantes, visant à éviter les divisions internes et à garantir un fonctionnement plus rigoureux.
Une stratégie dans un contexte troublé
Cette refonte intervient dans un contexte où le pays reste fragilisé par la guerre dans l’Est, où l’armée congolaise affronte la rébellion de l’AFC/M23. Face à ces défis sécuritaires et politiques, Tshisekedi semble vouloir unifier sa majorité autour de règles strictes, afin de faire de l’Union sacrée non plus seulement un outil électoral, mais un pilier de la stabilité politique.
La Rédaction