En mission officielle à New-York, aux États-Unis d’Amérique, le ministre du commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, encourage les démarches de la RDC pour la reconnaissance internationale du GENOCOST.
Il s’est exprimé devant la presse américaine et congolaise, lundi 22 septembre, à l’issue de la cérémonie du plaidoyer sur la reconnaissance du génocide congolais pour des gains économiques (GENOCOST). Une activité organisée par le Fonds National des Réparations des Victimes de Violences Sexuelles liées aux conflits et des victimes des crises contre la paix et la sécurité de l'humanité (FONAREV).
Devant la presse, Julien Paluku a rappelé les massacres des civils à Makobola, Kasika, Mwenga, Kamituga, Mugunga, Tingi-Tingi, Kishishe, en province du Nord-Kivu. Des crimes qu’il attribue à l’armée Rwandaise.
Il a déclaré que ni le nombre de morts ni le nombre d’ethnies ne sont pas d'éléments isolés pour qualifier le génocide, l'intention suivie de la planification d'exterminer un groupe ethnique en tout ou en partie.
D’après lui, ces exactions commises par le Rwanda en RDC remontent de plus de 30 ans. En sa qualité d’expert en management des conflits armés dans la région des Grands-Lacs, Julien Paluku a souligné que ces crimes devraient interpeler la Communauté internationale.
« La demande pressante de la reconnaissance du génocide Congolais à travers la saisine du conseil de sécurité de l'ONU par le Gouvernement de la RDC, est une voie recommandée pour déclencher le processus et ainsi réhabiliter la mémoire des victimes », a ajouté le ministre du commerce extérieur.
Lors de cette cérémonie, le comité scientifique, composé d'éminents Professeurs, a présenté les faits et les éléments constitutifs du génocide perpétré en RDC. Elle a été organisée à Jay Conference Center de Manathan, en marge de la 80e session de l'Assemblée Générale de l'Organisation des Nations-Unies.
Martin Leku