À l’Assemblée nationale, le député Crispin Mbindule a annoncé qu’il maintenait sa candidature au poste de président de l’institution, face à celle de l’honorable Aimé Boji. M. Mbindule précise qu’il agit en attendant la position officielle de son parti, l’UDPS/Tshisekedi.
Cependant, cette initiative a rapidement suscité des mises en garde au sein du parti présidentiel. Le Secrétaire Général Adjoint en charge des Questions Politiques et Administratives, Deo Bizibu, a appelé M. Mbindule à se « raviser ». Selon lui, l’UDPS/Tshisekedi « n’a jamais présenté sa candidature ni devant l’Assemblée nationale ni au niveau de l’Union Sacrée de la Nation (USN) ».
Le responsable rappelle également que le parti « est signataire de la Charte de l’Union Sacrée dont il fait partie et que la décision prise par cette plateforme engage bel et bien l’UDPS/Tshisekedi ».
Deo Bizibu insiste : « La validation en dernier ressort de l’honorable Aimé Boji Sangara comme l’unique candidat de l’USN par la Haute Autorité Politique de Référence, Son Excellence Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, qui est également la Haute Autorité de Référence du parti, ne saurait laisser place à un membre ou cadre du parti digne de cette qualité de s’y opposer ».
Cette situation met en lumière les tensions internes au sein de la majorité présidentielle et pose la question de l’unité autour du choix du candidat de l’UDPS/Tshisekedi pour la présidence de l’Assemblée nationale.
Diddy MASTAKI