Quelques jours après la publication d'un article publié par Radio France Internationale (RFI), donnant une plateforme au groupe génocidaire Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), la Communauté Rwandaise de France (CRF), vient de réagir.
À travers son communiqué du 15 novembre cette communauté Rwandaise vivant en France a saisi l'Autorité de Régulation de la Communication Audiovisuelle et Numérique (ARCOM) concernant, cette affaire.
Dans ledit communiqué de la CRF, cette communauté accuse le journaliste Patient Ligodi RFI d'avoir présenté dans son article les FDLR comme un simple groupe armé « un des plus anciens encore actifs dans l'Est du Congo », omettant qu'il s'agit d'une milice génocidaire comptant des responsables du génocide commis contre les Tutsi en 1994, soumise à des sanctions du Conseil de sécurité de l'ONU, des États-Unis et de l'Union Européenne pour crimes au Rwanda et dans l'Est du Congo (massacres, nettoyages ethniques, violences sexuelles massives depuis 30 ans), crimes pour lesquels leurs chefs ont été condamnés en Allemagne.
« La CRF déplore que RFI-média du service public promouvant les valeurs démocratiques ait omis
toute contextualisation et relayés sans vérification le message de ce groupe, lui conférant ainsi une respectabilité illégitime. La loi du 30 septembre 1986, le cahier des charges de France Médias Monde et la charte déontologique de RFI imposent rigueur, honnêteté,contextualisation des sujets sensibles, et interdisent de servir de caisse de résonance à un groupe armé violent », peut-on lire dans ledit communiqué.
C'est ainsi que, la CRF qui dit ne pas être d'accord avec les affirmations contenues dans l'article publié par RFI demande à l'ARCOM autorité de régulation de communication audiovisuelle et numérique de constater les manquements déontologiques et légaux et de prendre des mesures garantissant le respect des obligations qui s'imposent aux médias concernés.
DM Ngovoka, Beni